13.12.2007
Où est Charlie?
Petite vidéo pour bruxellesformation.be
Vous l'avez reconnue? Elle est de Bruxelles et de Woluwe, elle fait médecine mais aussi actrice, top model, ... Qui est-ce?
18:10 Publié dans Wolu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.11.2007
Un gros pour mes 24
C'était le 12 novembre, lendemain du jour des vieux par excellence. Et je prenais un an de plus...
Il y a deux ans, c'était 16 pour mes 22.
Cet "emcombrant" (il ne prend qu'un tiers de la largeur du lit...) ours en peluche ne s'appelle pas Yogi (trop facile), ni Winnie (pas assez original) ni Kit (le neveu de super Baloo -Ah ah ah... moteur), ni Boubou, le neveu de Yogi, ... mais Kimoï! Ca n'a rien à voir (ou pas) mais j'aime bien!
Kimoï comme chemotherapy, comme chimio, comme chez moi, et ce soir, je dine chez moi (ah ah ah...)
23:25 Publié dans Wolu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.06.2007
La réponse orange

Votre courrier électronique du 30 mai dernier m’est bien parvenu et a retenu ma meilleure attention.
je partage entièrement vos constats sur les effets désastreux du numerus clausus et comprends parfaitement vos inquiétudes.
Comme vous, nous pensons que le numerus clausus doit être supprimé au niveau fédéral, et ce pour les raisons suivantes :
· Depuis que nos pays voisins ont instauré un numerus clausus, ils font face à une pénurie et doivent importer massivement des médecins étrangers ; c’est le cas aussi en Belgique dans certaines disciplines, en particulier dans les hôpitaux (médecins spécialistes, tels que les anesthésistes) ; la pénurie a des effets désastreux sur la qualité de vie des praticiens en sous-nombre, car ils sont obligés de travailler beaucoup plus pour des honoraires qui ne suivent pas la même tendance à la hausse, avec les risques que cela comporte en termes de surmenage et de santé pour les patients ;
· La féminisation croissante de la profession augmente les effets de la pénurie car les nouveaux diplômés, et en particulier les femmes, n’acceptent pas la longueur des horaires de travail de leurs aînés ; il en est de même du vieillissement de la population, qui accroîtra la pression sur l’offre de soins (en particulier lors du papyboom dans les années 2010) ;
· L’importation de médecins de l’étranger pour faire face à la pénurie dans notre pays pose en outre des problèmes éthiques, sachant que, d’après l’OMS, il manquerait 2,4 millions de professionnels de la santé dans le monde (médecins, infirmières, sages-femmes) ; quel sens y a-t-il à confier à d’autres pays (notamment la Pologne) le soin de former les médecins qui nous manquent à cause du numerus clausus belge ?
Pour faire bref, le système du numerus clausus a raté son objectif : il y a toujours des pléthores locales de médecins, mais il y a surtout des pénuries qui s’installent, créant des difficultés notamment dans certaines spécialités médicales et dans certaines zones (zones rurales en particulier). Le système a conduit à la situation paradoxale que des centaines d’étudiants actuellement (à savoir en 2007 et dans les proches années à venir) en cursus seront exclus d’un marché de l’emploi caractérisé par des pénuries locales de main d’œuvre.
Pour le cdH, il faut supprimer le système du numerus au niveau fédéral. Mais il faut aussi affiner le système actuel de régulation de l’installation des médecins (Fonds d’impulsion). Ce système de régulation devra inciter les nouveaux diplômés à s’installer dans les zones où la pénurie se fait sentir et les décourager de s’installer dans les zones de pléthore.
En ce qui concerne les étudiants en cours de cursus mais « surnuméraires », il convient que l’Etat, qui porte la responsabilité du système, qui a « menti » à ses futurs étudiants et a lamentablement gâché la vocation de nombreux jeunes talentueux, recherche les solutions constructives de reclassement ; il conviendrait par exemple de donner aux étudiants « surnuméraires » en cours de cursus l’opportunité de s’installer dans les zones et les spécialités en situation de pénurie.
Quant à votre question ouverte sur les pistes que le cdH développe pour améliorer les soins de santé, je vous invite à parcourir notre programme sur le site www.lecdh.be/programme2007. Vous y trouverez notamment des propositions très concrètes pour rendre aux médecins et aux autres prestataires de soins les moyens réels de travailler.
Restant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Cher Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Joëlle MILQUET
08:25 Publié dans Actualité , Wolu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La réponse bleue

Votre courriel relatif à notre position vis-à-vis des étudiants en médecine et du système de santé m’est bien parvenu et a retenu ma meilleure attention.
Je ne manquerai pas de prendre en considération vos observations et attentes qui rencontrent les nôtres dans le cadre des positions que nous défendrons.
Vous trouverez ci-joint la position du Mouvement Réformateur concernant chacune des cinq questions que vous nous posez.
N’hésitez pas, pour toute autre information ou avis que vous jugeriez utile de me transmettre, à contacter mon collaborateur Jean-Noël Godin (téléphone 0477/42.31.86 ou courrier électronique à l’adresse jeannoel.godin@ckfin.minfin.be).
Vous souhaitant bonne réception de la présente, je vous prie de recevoir,
Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Didier REYNDERS
REPONSE DU MOUVEMENT REFORMATEUR AU MEMORANDUM des étudiants de la faculté de médecine de l’UCL
1) Quelle est votre position vis-à-vis des étudiants en cours d’études et qui seront hors quotas à la fin de leurs études (et cela risque déjà d’arriver d’ici la fin de cette année) ?
Position du MR
L’article 4, § 2, 5° de l’arrêté royal du 30 mai 2002 relatif à la planification de l'offre médicale prévoit que « si aucune solution ne permet d'aboutir à la sélection d'un nombre adéquat pour les universités relevant d'une Communauté donnée, le surplus de médecins spécialistes ou de médecins généralistes doit être réparti, à compter des années suivantes et au plus tard jusqu'en 2012, en déduction des nombres fixés respectivement pour les médecins spécialistes ou les médecins généralistes ».
Ce « lissage » risque de poser un problème – sérieux, nous en convenons – à partir de 2012.
C’est une des raisons pour lesquelles le Mouvement Réformateur souhaite faire rapidement adapter les quotas de médecins généralistes et spécialistes (cf. ci-dessous).
2) Comptez-vous élargir les quotas afin que tous les étudiants en cours puissent devenir médecins ?
Position du MR
Pour le MR, un assouplissement du numerus clausus est incontournable, mais il doit être réalisé en même temps qu’un renforcement de la sélection à l'université, la première année essentiellement.
L’université doit pleinement jouer son rôle.
Si elle le fait correctement, cela devrait aboutir, concomitamment à un assoupissement des quotas, à ce que tous les étudiants qui terminent leurs études de médecine puissent se voir attribuer un numéro d’agrément par l’INAMI.
3) Quelle est votre position face à la pénurie de médecins qui s’annonce (voir qui sévit déjà) ?
Position du MR
Partant du principe que le pays aura besoin, dans les années à venir, d’un plus grand nombre de médecins, le MR estime qu’il faudra nécessairement faire évoluer et adapter les quotas de médecins généralistes et spécialistes.
Cette réforme de l’actuel système de planification de l’offre médicale devra être réalisée en tenant compte des besoins réels en matière de santé publique, ces derniers devant être notamment déterminés en fonction d’une série de facteurs comme les exigences hospitalières, la féminisation ou encore le vieillissement de la profession.
La concertation avec les secteurs concernés, et en particulier les doyens de Faculté, est également indispensable pour entamer cette réflexion.
Concomitamment à une révision de l’actuel système de planification, le MR veut aussi mettre en place une gestion plus efficiente des numéros INAMI et inciter les médecins à s’installer dans des zones où une pénurie est constatée : ainsi, les zones rurales et certains services hospitaliers, comme les pédiatries et les gériatries.
Il convient enfin de tenir compte du fait que de plus en plus de nos médecins partent à l’étranger. Avec ce constat, le numerus clausus doit être vu autrement. Il y a une réelle activité économique à développer. De nombreux pays dans le monde sont prêts à payer pour des médecins et une médecine de qualité.
4) Allez-vous augmenter les quotas pour les futurs étudiants ?
Position du MR
Comme précisé en réponse à la question 2, un assouplissement du numerus clausus semble effectivement incontournable pour le MR, mais il doit impérativement être réalisé en même temps qu’un renforcement de la sélection à l'université, la première année essentiellement.
5) Que comptez-vous faire pour améliorer les soins de santé ?
Position du MR
Le MR compte mettre sur la future table de négociations un très grand nombre de propositions en matière de soins de santé.
Ces propositions concernant tant l’accessibilité des soins que la prévention, la politique du médicament, la politique hospitalière, la politique à mener en faveur des prestataires de soins (et nous consacrons tout un chapitre aux médecins) et, bien entendu, le financement futur des soins de santé.
Vous retrouvez le détail de ces propositions dans le volet santé de notre programme, que vous pouvez télécharger à l’adresse www.elections2007.be.
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06.06.2007
La réponse verte
Réponse à la lettre envoyée aux partis politiques quelques jours avant les élections

Cher Monsieur,
Votre courriel de ce 30 mai concernant le numerus clausus et les soins de santé nous est bien parvenu et a retenu toute notre attention.
Nous sommes opposés au numérus clausus dans les études de santé (cfr en annexe la conférence de presse que nous avons donnée conjointement avec la FEF fin 2006) et proposons de passer de ce système à une régulation de l’offre médicale sur le terrain.
La limitation de l’accès aux études de médecine montre ses faiblesses et ses limites : elle provoque des dégâts chez les étudiants et les étudiantes et leur famille. Elle a déjà, en outre, des impacts négatifs sur l’accès aux soins de santé ; des régions rurales ou précarisées sont en manque de médecins généralistes ; on constate une pénurie dans certaines spécialités, comme la pédiatrie ou l’ophtalmologie.
En concertation avec certaines associations de médecins et avec les représentants et les représentantes des étudiants et étudiantes, Ecolo propose de délaisser le système du numerus clausus (pas question de revoir les quotas, donc) pour développer un système décentralisé de régulation de l’offre médicale. Nous avons déposé une proposition de loi à cet effet.
En corollaire à cette définition locale des besoins, il est nécessaire d’introduire une sorte de planification à l’installation, qui rendrait possible l’ouverture d’une pratique médicale dans les endroits où un manque a été constaté. L’accès aux études serait libre ; l’information transmise aux étudiants et aux étudiantes serait donc le moyen d’orientation.
Enfin, une réforme profonde des études de médecine est à envisager pour mettre en place une véritable formation en santé autour de laquelle pourront s’articuler les différentes formations médicales et paramédicales.
Et en ce qui concerne les soins de santé, nous nous permettons de vous joindre en annexe notre programme Santé qui répondra, nous le souhaitons, aux nombreuses questions que se posent de futurs médecins.
Avec nos meilleures salutations,
Jean-Michel JAVAUX
Secrétaire fédéral d’Ecolo
06:45 Publié dans Actualité , Wolu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2007
En attendant le 10 juin et la vague bleue présumée

Je vous adresse ce courrier en tant que représentant des étudiants de la faculté de médecine de l'UCL pour l'année 06-07. Je suis moi même étudiant en deuxième doctorat.
Je me permet de vous poser ces quelques questions car nous sommes inquiets non seulement quant à notre avenir mais également, et c'est il me semble encore beaucoup plus grave, quant au devenir de notre système de santé!
Je ne veux pas être alarmiste mais suite au numerus clausus nous courons droit vers une catastrophe plus que certaine. Il n'y a qu' à constater les listes d'attente pour un rendez-vous chez un spécialiste. L'attente peut parfois atteindre 5 à 6 mois. Un généraliste qui désire un rendez-vous urgent pour son patient est obligé de contacter le spécialiste. Quelle perte de temps et d'énergie...
Les services sont obligés d'engager des médecins étrangers,... qui n'ont malheureusement pas pu bénéficier de la même formation que nous. C'est inquiètant quand ceux-ci nous demandent, à nous étudiants en deuxième doctorat, ce qu'il faut faire dans tel ou tel cas...
Combien de fois n'ai-je pas été surpris lors de mon stage en médecine générale de leur manque de compétence. Certains patients ont du se rendre jusqu'à trois reprises aux urgences, afin qu'on les prenne finalement convenablement en charge. C'est écœurant de voir après tout cela que VOUS limitez l'accès aux étudiants belges qui eux sont formés convenablement.
Et c'est là que je me rappelle ce que me disait un assistant : "Tu verras il n'y aura pas de changement tant qu'il n'y aura pas eu une catastrophe comme en France avec la canicule."
Et tout cela pour une question d'argent (et de conflit communautaire)... La vie des hommes compte donc si peu à vos yeux? C'est peut-être vous ou un membre de votre famille qui se retrouvera dans le besoin de soins urgents que nous ne pourrons pas vous donner par manque de moyens, de personnel,...
Et là je ne parle pas encore du point qui nous concerne directement, nous étudiants. Que vont devenir les nombreux étudiants qui au bout de leurs sept années d'études se retrouveront sans pouvoir pratiquer ? Que prévoyez-vous pour eux? La communauté aura t-elle payé sept (parfois plus) années d'études pour rien? Nous parlions d'économiser de l'argent plus haut, n'est ce pas là un peu contradictoire? Vous me répondrez surement que ce ne sont pas les mêmes enveloppes.. Mais finalement c'est toujours le citoyen qui paye. Et il le fait en vous faisant confiance. Il espère qu'on lui donnera la possibilité d'être soigné convenablement dans des délais raisonnables.
Alors pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, je voudrais que vous répondiez précisément et sans langue de bois aux questions suivantes:
- Quelle est votre position vis à vis des étudiants en cours d'études et qui seront hors quotas à la fin de leurs études (et cela risque déjà d'arriver d'ici la fin de cette année)?
- Comptez-vous élargir les quotas afin que tous les étudiants en cours puissent devenir médecins ?
- Quelle est votre position face à la pénurie de médecins qui s'annonce (voire qui sévit déjà) ?
- Allez-vous augmenter les quotas pour les futurs étudiants?
- Que comptez-vous faire pour améliorer les soins de santé?
Je pense que c'est important que vous répondiez à ces questions afin que nous puissions faire le meilleur choix lors des élections du 10 juin. Sachez que vos réponses seront relayées à tous les étudiants de la faculté de médecine de l'UCL.
En vous souhaitant une bonne fin de campagne.
Laurent Veevaete
Représentant des étudiants de la faculté de médecine de l'UCL
15:52 Publié dans Actualité , Wolu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.03.2007
A deux doigts d'être presque tous médecins...
C'est ce qu'on aurait pu nous annoncer le 14 février. C'est ce qu'on aurait dû nous annoncer le 14 février. Quel meilleur cadeau pour la Saint-Valentin de savoir qu'on n'a pas fait 7 années d'étude pour rien?
Resituons le problème de l'offre médicale en Belgique:
Il y a quelques années, dans les années 70, il avait été dit, et à juste titre semble-t-il, qu'il y avait trop de jeunes médecins qui sortaient des universités belges. Trop de médecin généraliste, trop d'ophtalmologiste et trop de dermatologue, principalement. Ces deux derniers sont assez corporatistes et voulaient garder leur patientelle intacte. Solution: limiter le nombre de médecins spécialistes sortant des universités. Un concours d'accès à la spécialisation a donc été créé. Actuellement, le nombre de dermatologue et d'ophtalmologiste est limité à 2 par année.
Quand on analyse l'offre médicale sur la Belgique entière, on retrouve des zones de concentrations médicales dans les grandes villes telles Bruxelles, Anvers et Liège. Les médecins généralistes y sont nettement en surplus par rapport à la demande des patients. Dans les villes moyennes, la tendance est à la stabilisation. Mais dans les compagnes, c'est plutôt pénurie. La province du Luxembourg, et quelques communes retirée dans les Ardennes profondes sont même classée en zone désertique médicale (sic) et permettent aux médecins généralistes qui va s'installer dans cette zone de percevoir une aide à l'installation de 25.000€. Gedinne n'est pas, ou plus, une zone désertique. En France, c'est la situation est pire encore. La situation en est à un point tel que le gouvernement subventionne à hauteur de 36.000€ sur 3 ans tout médecin qui s'installerait dans une région désertique pour minimum 6 ans. Preuve en est qu'en France, où le numérus clausus est assez drastique, le quota d'étudiants acceptés en deuxième année de médecine (post-concours) a été augmenté en 2002, l'année où la canicule en France a fait plus de 10000 morts. Et il faut y voir une relation de cause à effet. Pas assez de médecin -> beaucoup de morts durant des périodes difficiles. Le numérus clausus à été doublé en 2002, signe qu'il y avait une réelle pénurie en France et une prise de conscience des politiques français.
Et en Belgique?
Pas de prise de conscience de la part des politiques. Enfin, en partie. Actuellement, il y a un concours pour les étudiants qui veulent commencer la médecine. Les étudiants sont sélectionnés en première année et sont sûre d'avoir leur numéro INAMI qui leur assure le remboursement des soins prodigués et qui est obligatoire pour exercer en Belgique. Pour les étudiants qui sortiront entre 2005 et 2010, c'est le flou total. Ils avaient d'abord été instauré un numérus clausus au terme de la troisième année d'étude. On en était au stade des "trois années pour rien!". Or, cette loi qui a été d'applications pendant quelques années a été suspendue en 2003. Actuellement, il y a donc trop de monde dans les auditoires de doctorats car des gens comme moi, qui n'ont jamais eu de grade pendant leurs candidatures, ont su passer à travers les mailles du filet du numérus clausus...
Nous sommes donc en 5° année de médecine 390 pour 280 place maximum. La situation est pire encore pour les 680 qui sont en troisième année et où le nombre de place est lui aussi de 280!!!
Pour ne pas avoir plus de 700 étudiants ayant fini leur médecine sur le dos, le gouvernement a dit qu'il allait lisser les quotas: chacun aurait sa place de médecin. Peut-être pas dans la spécialité qu'il veut vu que les quotas de spécialités restent quant à eux inchangés!
En résumé, il va y avoir un afflux de médecins pendant les 5 années qui viennent, mais ils ne pourront remplacer la population médicale vieillissante et qui se féminise à grand renfort de mi-temps, de pause-carrière et de grossesse! Il y aura donc bien une pénurie de médecin sur tout le pays d'ici une dizaine d'année.
Et les accords de la saint-Valentin dans tout ça?
Les accords de la saint-Valentin prévoyait de passer le quota d'étudiants francophones de 280 à 420. On aurait pu ainsi diminuer la pénurie au bout de 7 ans de ce projet. Mais ces accords sont des accords fédéraux et non communautaires. Les partis flamands, et plus spécialement le Nva, avaient leurs mots à dire. Ils ont tout bonnement voter contre cette loi qui a été rejetée parce que, dans les chiffres qui avaient été donnés, l'augmentation des médecins francophones étaient supérieurs à l'augmentation des médecins flamands. De plus, pour la plupart des partis, en laissant passer trop de médecin francophones parce qu'il n'y a pas eu de sélection efficace, il leur semble que la Wallonie et Bruxelles volent des places aux médecins flamands qui, eux, ont été sélectionnés aux termes de la première année. Et c'est vrai que dans les auditoires flamands, le nombre d'étudiants en médecine est en accord, à quelques unités près aux nombre fédéral alors qu'en communauté française, on arrive à avoir le double d'étudiants 'sélectionnés' (ou plutôt pas sélectionné mais qui le seront par la force des choses!)...
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27.03.2007
Pourquoi ratons-nous nos examen?
Comme quoi il y a une explication à tout...
Une année a 365 jours où nous pouvons étudier.
On enlève 52 dimanche, il reste 313 jours.
En été, il y a 50 jours où il fait trop chaud pour étudier, il reste donc 263 jours.
On dort en moyenne 8 heures par nuit, pour l'année, ça fait 122 jours.
Plus que 141 jours.
Si on compte une heure par jour pour ce dont on a envie de faire, 15 jours passent ainsi, il reste 126 jours.
On gaspille deux heures par jour à manger, de cette façon, on perd 30 jours et il ne nous reste plus que 96 jours dans notre année.
Comme quoi il ne faut pas nous en vouloir.
Une heure par jour pour parler avec nos amis, notre famille, de nouiveau, 15 jours de moins, il reste 81 jours. Les examens et les interrogation nous prennent 35 jours de l'année, il en reste pourtant encore 46!
Il faut encore enlever à peu près 40 jours de fériés et de vacances, plus que 6 jours pour étudier. Disons que l'on est malade p3 jours par année, il ne reste plus que 3 jours.
Disons aussi qu'on sort 2 jours (ça dépend du type d'individu, à multiplier par le coefficient guindaille mais risque de se retrouver en négatif!).
il reste un jour pour étudier!!! Mais, cet unique jour, c'est ton anniversaire....
Donc...
16:04 Publié dans Wolu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.03.2007
Le grand pouvoir du Docteur
Les puristes et amateurs du 8° art auront remarqués l'allusion au chef d'oeuvre de Grzegorz Rosinsky...
Tout est parti d'un jeu de rôle... Un femme vient rechercher les résultats d'une ponction dans une masse du sein. Résultat: cancer du sein invasif et métastases ganglionnaires. Mauvais pronostique: survie à 5 ans: 50% avec traitement, 5% sans.
Au cours de la consultation, la patiente demande au docteur: "A ma place, que feriez-vous?"
Premier réflexe: se réfugier dans ses syllabus. Faire paraître un semblant d'optimiste et crier haut et fort que le traitement est la seule solution possible, naturellement.
"Oui, mais à ma place, que feriez-vous? Vous n'avez pas répondu à ma question!"
Comme se serait plus simple de lui dire qu'on ne saurait pas se mettre à sa place. En tant que médecin, on connaît les chances de survie et les différentes solutions. On peut, on doit bien sûr la mettre au courant de toutes les possibilités curatives qui peuvent lui être proposée. Ca s'appelle le consentement éclairé. C'est écrit dans le petit livre rouge, pas celui de Mao, mais dans le code de déontologie que chaque médecin a au moins dû lire une fois dans sa vie.
Mais comment se mettre à la place d'un patient dont on ne connaît que ce qu'il veut bien nous montrer? Comment juger ce qui est bon pour lui et mauvais pour un autre? Est-ce parce que le médecin possède le savoir qu'il possède le pouvoir de dévider pour autrui?
Et puis, quelles conséquences pour une si petite phrase comme "Moi, à votre place, je ferai ceci..."? "Vous m'aviez dit de choisir cette proposition, mais ça n'a pas marché. Je veux être dédommagée. Si je m'étais écoutée, je n'aurai pas choisi cette option!". Et en moins de deux, le médecin se retrouve derrière le barreau en train de s'expliquer vu que, tout comme les USA, l'Europe est en train de devenir une société judiciaire...
Pour éviter cette situation, le médecin doit avoir le courage, non pas de se réfugier dans les statistiques et dans ce qu'il a appris lors de son apprentissage, mais au contraire, avouer à son patient qu'il ne saurait pas se mettre à sa place, qu'il n'a pas le droit de décider pour lui. Il peut tout au plus donner son avis personnel tout en évitant que sa réponse devienne celle du patient sans que cette réponse ait été mûrement réfléchie.
Mais le pouvoir du médecin réside en ce qu'il peut ou non orienter ses informations. Pour une même maladie et une même situation: "Il existe un traitement radical, une mammectomie et une chimiothérapie" ou "Il existe un traitement radical, une mammectomie et une chimiothérapie et vous vivrez plus que si vous ne vous traiter pas". La deuxième solution est clairement orientée. Si en plus on y insère des chiffres (vrais ou faux de toute façon, une fois que le mot "cancer" ou "tumeur" est dans une phrase, l'attention reste scotchée sur le "cancer" et non plus sur le reste de l'information), il y a moyen de faire bouger la balance dans un sens comme dans l'autre.
Autre mise en situation: diagnostique anténatal d'une malformation qui laisserait l'enfant gravement handicapé et dépendant jusqu'à sa mort prématurée aux alentours de ses 40 ans. Rien que le fait d'utiliser le mot "foetus" à la place de "enfant" dans la discussion avec la mère permet d'orienter la mère vers l'interruption de grossesse plutôt que pour l'acceptation de l'handicap.
Dans cette situation, le médecin va diriger la conversation vers l'IVG (interruption volontaire de grossesse) en apportant des arguments qui vont vers la dépendance du foetus envers les soins médicaux et tout ce qui va avec: frais médicaux, dépendance des parents envers l'enfant handicapé, abandon des activités sociales, des autres enfants, de la vie de famille envers cet enfant handicapé, ... Presque jamais le médecin ne parlera des relations humaines que peut apporter un enfant handicapé, des cotés positifs, si il en existe, que peut procurer l'handicap...
Et pour plusieurs raisons d'ailleurs:
- il est plus facile pour le médecin d'aider une femme à avorter que de suivre une femme pendant neuf mois de grossesse et de la suivre (psychologique) par après avec son enfant anormal bien que l'IVG soit un évènement, comme la fausse-couche, ou le psy de la femme enceinte en prend un fameux coup.
- soigner, faire en sorte que chacun soit en relativement bonne santé est un crédo pour le médecin. Etre confronté au handicap pour le médecin peut être considéré comme un échec de sa part: il n'aura pas su convaincre la femme d'avorter, d'accepter la défaite, ...
Et il est encore plus difficile pour un homme de répondre à la question:" que feriez-vous à ma place?" dans des cas de cancers ou de diagnostiques anténataux défavorables...
Reste au médecin à agir comme lui dicte sa conscience professionnelle, à se mettre ou remettre en question, à réfléchir aux actes et à leurs conséquences, à savoir avouer son ignorance lorsqu'il n'a pas encore beaucoup de pratique derrière lui, ...
Et des situations comme celles-ci, le médecin en rencontrera souvent, et souvent il souhaitera avoir ce grand pouvoir qui lui permettrait d'avoir les réponses à toutes ces questions plus qu'embarrassantes.
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22.12.2006
Veille de vacances
Après 3 semaines de durs labeurs, de travail acharné et autres nuits blanches, voici (enfin) venu le temps des rires et des chants, le temps des vacances... et le temps du bilan!
12 semaines de cours déjà, il en reste 12! La moitié des l'année de cours est déjà passée!
Au programme: 2 W (week, ça veut dire semaine et ça fait plus 'internachional') de vacances, 4W de stages, 7 W de cours avec un WE à Marseille à l'intérieur, 3 W d'exam, 1 W de vacances (on est déjà à Pâques), 4 W de stages, 5 W de cours, 4 W d'exam et 2 M (M pour Mois car je sais pas comment ça s'écrit en inglish) dee vacances! Si je compte bien, avant l'année prochaine en septembre, j'aurai été moins au cours qu'en vacances!
Si ça c'est pas la belle vie!
Il est 5h11 et il est temps que j'étudie les 10 dernières pages de cancéro et que je relise tout une dernière fois!!!
H-5 heures!
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