20.05.2008
Eurovision
On ne sera pas encore en finale avec une chanson pareille. Créée dans un langage imaginaire, beaucoup plus trash que Urban Trad, selon Jean-Louis Lahaye, ... Mais quelle merde! Merci la VRT et les 6 millions de belges qui ont de la merde dans les oreilles. Et pourtant, ça a l'air de plaire dans la salle de l'Eurovision!!!
Je préfèrais encore les 3 groseilles de l'Estonie qui, eux au moins, ne se prenaient pas du tout qu sérieux!
J'attends de voir le candidat français, qui a été obligé par des députés UMP à chanter en français et non en anglais. Il a un look et sa musique est complétement décalée.
Azerbadjan, c'est pas mal non pls dans le genre kitch et Farinelli. Faudra que je trouve toutes les vidéos!
Ce concours tourne vraiment à n'importe quoi!
21:32 Publié dans Olivier a vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eurovision
27.04.2008
Le succès des ch'tis
Plus fort qu'Asrérix, plus fort que Bourvil et De Funès réuni voici .... Dany Boon et Kad Mérad dans LA comédie du moment "Bienvenue chez les Ch'tis".
Le cap des 20 millions d'entrées en France a été franchi il y a déjà quelques semaines. C'est le film français qui a le mieux marché de tous les temps devant mainteannt la Grande Vadrouille et Astérix et Obélix, Mission Cléopâtre. il lui reste encore le Titanic a détroné et le film de Dany Boon, qui a d'ailleurs réfuté les rumeurs comme quoi un second serait déjà en préparation, sera le numéro 1.
Signe que les Ch'tis sont un succès, la première place du Hit MCM est un morceau (si on peut appeller ça de la musique) signé par un DJChti qui est fier d'être un gôrs d'ein l'nord. Autre signe, Will Smith a aquis les droits des chtis pour le transposer en bienvenue chez les noirs, où un blanc devrait être largué dans un quartier d'Harlem. Nul doute, que, pournous, plus questions d'accent ni de réplique culte, mais juste un film qui essayera de surfer sur la vague de la régionalité (mais peut-on parler de régionalité en Amérique, plutôt guetthoisation!).
Bref, tout mis l'un dans l'autre, Dany Boon devrait être la vedette française la mieux payée de cette année. Il a vu son cachet d'acteur revu à la baisse et a préféré prendre un pourcentage sur les bénéfices. Grand bien lui en a pris. En plus de sa casquette d'acteur (et de facteur) il est aussi réalisateur, raison pour lequel il touchera un deuxième pourcentage sur le film et ses produits dérivés. Non, vraiment, le chti Boon a bien négocié son contrat!
15:00 Publié dans Olivier a vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, chti
03.11.2007
The librarian
Je suis déception... Déception, car je ne sais pas quel film regarder... Celà fait quelques semaines que tous les films qui me tombent sous la main sont de vraies daubes. Et celui-ci ne fait pas exception!
Ce n'est pas parce qu'on aime bien un acteur dans une série qu'il est forcément bon dans tous les films auxquels il participe... En voici encore un exemple avec The Librarian - Le Libraire. On y retrouve Noah Wyle,le docteur Carter (à lire en insistant sur le "er" un peu à la manière de Patriiiick Bruel) de la série Urgences (qui en est à sa 14° saison).
Notre Carter est un viel ado plutôt qu'un jeune adulte. Il a 33 ans et est toujours aux études. Il a derrière lui 22 diplomes mais a une peur terrible de se voir grandir et rentrer dans la vie active (comme la plupart des jeunes qui se complaisent dans les études). Sa maman (parce que Carter est un Tanguy en puissance) le force à trouver un job quilui plait. C'est alors que Carter trouve une invitation pour devenir bibliothècaire de la grande bibliothèque de New York. Bibliothèque qui renferme d'énorme secret parmi lesquels, la poule aux oeufs d'or, l'arche d'allaince que Moïse a descendu du mont Sinaï, le propulseur dorsal de Sean Connery de l'exposition universelle de San Francisco en 1960, ... et la lance du destin, qui a servi à tuer le Christ lorsqu'il était sur la croix. Si vous avez vu récemment Constantine sur RTL-TVI, vous n'êtes pas sans savoir que la lance du destin, une fois ces trois parties réunies, donne le pouvoir de contrôler le monde à celui qui la détient... Naturellement, comme dans toutbon nanar qui se respecte, un mystérieux groupe vient voler la lance et Carter doit partir à sa recherche à travers le monde...
Comme dit plus haut, très décevant... D'ailleurs, the Librarian n'a jamais réussi à franchir l'Atlantique et est resté au rayon DVD de toutes les mauvaise vidéothèques américaines... Il ne mérite pas les 6.0/10 que lui attribue IMDB.
Pourtant, Noah Wyle a déjà su m'étonner dans un film, et notamment dans Donnie Darko où il joue le rôle d'un prof de physique qui explique la relativité à un de ses élèves totalement schyzophrène...
The Librarian, sorti en 1994 en vidéo et DVD
19:00 Publié dans Olivier a vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.11.2007
28 semaines plus tard
Replantons le décors de 28 jours plus tard
Un virus s'étend sur tout Londres et envahit ensuite toute l'Angleterre. Tout qui entre en contact avec ce virus devient un mort vivant assoifé de sang et près à courir sur des kilomètres pour assouvir sa soif. Film à petit budget, 28 jours plus tard était une petite surprise lors de sa sortie en salle le 23 mai 2003 (ça ne nous rajeunit pas du tout)
Un commando de la Protection Animale fait irruption dans un laboratoire top secret pour délivrer des dizaines de chimpanzés soumis à de terribles expériences. Mais aussitôt libérés, les primates, contaminés par un mystérieux virus et animés d'une rage incontrôlable, bondissent sur leurs "sauveurs" et les massacrent.
28 jours plus tard, le mal s'est répandu à une vitesse fulgurante à travers le pays, la population a été évacuée en masse et Londres n'est plus qu'une ville fantôme. Les rares rescapés se terrent pour échapper aux "Contaminés" assoiffés de violence. C'est dans ce contexte que Jim, un coursier, sort d'un profond coma...
Petit film, gros suspence, grosse surprise, que du bonheur.
Mais alors pourquoi faire une suite? Comme toujours, les suites sont ratées, moins bien, ou disparaissent directment au rayon DVD (comme les 4 Beethoven qui ont suivi le 1 et le 2 au cinéma!).
28 Semaines Plus Tard (Bande annonce VOST FR)
envoyé par Terminator2006
On se retrouve alors 28 semaines plus tard, dans un Londres qui a été nettoyé de tous ses morts-vivants. un grand cordon sanitaire est dressé tout autour de la capitale ce qui empêche tout communication entre l'extérieur de la City qui n'est pas à 100% safe et l'intérieur où les colons anglais reviennent petit à petit... Malheureusement pour eux, mais aussi pour nous qui devons suporté plus d'uneheure et demi de film, une femme est résistante au virus qu'elle porte en elle. Donc, quand elle se coupe et que son mari suce le sang (on se demande pourquoi?), il devient un zombie et la bouffe. il va ainsi transmettrele virus et contaminer tous les colons... Tout ceci se passe à la 28 semaines post primo infection!
Suite = réchauffé donc besoin de "pointure" pour assurer un "succès" dans les salles. Succès il y a eu car c'était un des seuls films +/- potable que j'ai vu récemment! On y retrouve Robert Carlyle (the full monty, Hitler, la naissance du mal, human traffic, Trainspotting, 51 état, ...) qui est obligé de bouffé Catherine Mc Cormack (Braveheart). La fin se fait attendre et est totalement prévisible. Attendez-vous à voir débarquez un 28 mois plus tard et 28 ans plus tard!!!
Pour les amateurs de scénarios de zombie et amateurs d'hémoglobine.
28 semaines plus tard, sorti en France le 19 septembre
19:20 Publié dans Olivier a vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : daube
31.10.2007
1408
Bien qu'il soit un auteur réputé de romans d'épouvante, Mike Enslin (John Cusack) n'a jamais cru aux fantômes et aux esprits. Pour lui, la vie après la mort n'est que pure invention, et il a passé suffisamment de temps dans des maisons hantées et des cimetières pour le vérifier...
En travaillant sur son dernier ouvrage, il découvre l'existence d'une chambre, la 1408 du Dolphin Hotel, où se sont produites de nombreuses morts inexpliquées et souvent violentes. Malgré les mises en garde du directeur de l'hôtel, Enslin (Samuel L Jackson) décide d'y passer une nuit.
Face à ce qu'il va vivre, son scepticisme va voler en éclats. Pour lui, la question n'est plus de savoir si le paranormal existe, mais d'espérer survivre à la nuit de tous les cauchemars...
Je n'ai rien compris à 1408. C'est pourquoi j'ai adoré ce film. Le début est assez lent, et on a tout le temps de se demander ce qui va se passer, si Mike va vraiment voir des fantômes et l'aspect que ceux-ci auront: plutôt Ghosboster ou 6° sens?
une fois dans la chambre, tout commence à s'accélérer, et on ne suit plus rien. que se passe-til vraimnt dans la chmabre? Suis-je dans la chambre? Est-ce que je rêve? Qui sont ces gens qui viennent frapper à ma porte? Où est la poignée? Où est la porte? Où est la chambre? Qu'est-ce que la chambre?
Je n'ai aucune réponse... C'est pour ça que je l'ai vu une deuxième fois. Et je n'ai toujours pas de réponse. Ni même les autres qui l'ont vu, mais pas aimé, car trop "bizarre" à leurs (mauvais) goûts!
Chambre 1408, sortie française le 16 janvier 2008
12:45 Publié dans Olivier a vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : 1408
26.10.2007
Le mystère des dieux
Qui a le droit de vie ou de mort? Qui a le pouvoir d'anéentir un monde, un univers en un battements de cil? Qui donne vie aux hommes, aux animaux, aux dieux?
Si il existe un dieu omniscient et omnipotent, existe-t-il un dieu qui ne sait rien et qui ne peut rien? Si le blanc existe, le noir existe. Si tout existe, rien n'existe!
Michael Pinson, élève-dieu de la dernière promotion est à la recherche du dieu qui est au-dessus de dieu. Le numéro 9.
Le 1 est minéral.
Le 2 est végétal.
Le 3 est animal.
Le 4 est humain.
Le 5 est l'homme conscient.
Le 6 est ange.
Le 7 est élève-dieu.
Le 8 est dieu.
Qui est le 9?Michael est sur le point de l découvrir. il est aussi sur le point de gagner la finale du jeu d'Y, jeu qui consiste à créer un monde où se cotoie des humains de différentes religions. LEs hommes-dauphins de Terre 18, dont Michael est le dieu sont apparentés aux juifs. Ils sont disséminés et persécutés tout au long de leurs histoires. Mais il reste en bonne place pour gagner la consécration: pouvoir urvivre dans leur monde!
Parti de l'infiniment petit avec les fourmis, Bernard Werber arrive à l'infiniment grand, les dieux en étant passer par le stade humain et le stade angélique. Le mystère des dieux, sorti le 3 octobre, cloture le cycle des dieux, entamé il y a plus de 3 ans. Il aura fallu plus de deux à l'auteur pour trouver une fin totalement inédite.
Le roman, bien qu'écrit avec des mots et des tournures de phrase simpliste, fait réfléchir. Werber ne se soucie guère du style et de la syntaxe. l délivre son message de manière brute, surtout grâce à "son encyclopédie du savoir relatif et absolu" dont il égraine différents chapitres tout au long de ses livres.
Ce roman est divisé en trois partie: la finale du jeu d'Y. La réincarnation sur terre 18 et enfin la recherche du numéro 9. La seconde partie est la moins réussie. Si on la retire, il ne manque rien au livre. elle est juste là pour fournir +/- 150 pages au bouquin de volume. Rien à en tirer, rien à y réfléchir. Juste un intermaide pour nous dire que rien n'est jamais acquis. On se plaira seulement à nous imaginer dieu réincarné sur terre et ce que nous ferions si nous étions à sa place. Nous croirait-on ou passerions-nous pour un aliéné tout juste sorti? Juste un intermaide dans lequel Werber exprime, à mon sens, toute la frustration et toute les difficultés qu'il a a ne pas être un Auteur Reconnu par ses pairs, mais aimé par son public.
La dernière partie du livre apporte un point final à l'intrigue. Elle pourrait sembler à ralonge dans son milieu, mais la fin sublime tout le reste, que ce soit dans l'histoire même, que dans l'intrigue et la mise en page. un vrai régal.
18:50 Publié dans Olivier a vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bernard werber, dieu
22.10.2007
The invisible
The invisible est l'histoire d'un garçon qui a tout pour lui qui tombe amoureux d'une jeune rebelle, prète à tout pour ne pas rentrer dans le moule de la société. Lui est fils unique manti, a perdu sa mère et vit dans une sorte de chateau qui le protège de tout ce qui peut nuire. Elle est fille de parents divorcée, vit dans un taudis avec son petit frère et vole des GSM pour nourrir sa famille. C'est deux là n'avait pourtant rien à faire ensemble. Il a fallu qu'elle le tue pour qu'il s'intéresse un peu à elle car elle est la seule qui peut l'entendre durant son agonie...
Si vous avez vu Ghost, avec Patrick Swayze et Demi Moore, inutile de regarder cette daube. Si vous n'avez pas 1h34 à perdre devant vous, inutile de regarder cette daube! Il est coté à 6/10 sur IMDB. Sûrement coté par des internautes qui n'ont vu que l'affiche du film et on penser à un remake de l'homme invisible. D'ailleurs, si je l'ai regardé, c'est que je pensais voir un film dérivé de la saga X-Men... Quelle déception!
Sorti le 17 juillet en France dans le plus grand anonymat!
12:25 Publié dans Olivier a vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, daube, invisible
18.10.2007
Sicko: tu pousses le bouchon un peu trop loin, Michael
Cet article devait en fait venir avant l'analyse de Sicko par Christian van Rompaey. Mais, c'est toujours mieux quand "un expert du domaine" donne son avis avant...
Sicko qui est à télécharger +/- légalement, vu que Michael Moore a autorisé sa diffusion sur le net) en torrent à cette adresse sur piratebay
Après avoir vu Sicko donc, c'est vrai que le système américain à l'air désastreux. Coment peut-on vivre quand on doit payer 12.000$ pour récupérer l'annulaire et 60.000 pour le majeur? Surtout que quand on y pense, l'annulaire est bien moisn utile que le majeur! Mais Adam, notre menuisier a quand même réussi à se payer l'annulaire. Soit il a déboursé de sa poche les 10.000€ demandé! Ce n'est pas un menuisier belge qui pourrait se payer son doig!
Les soins de santé coutent cher en AMérique, mais les salires sont très élevés. Normal! Ils ne cotisent pas à la sécurité sociale! Pas de cotisation, pas de couverture, c'est comme pas de bras, pas de chocolat... Mais même ave un salaire de 4000$ par mois, il est difficile de se payer un doigt à 60.000...
Là où il faut nuancer les propos de Moore, c'est quand il se rend à PAris chez un couple à revenu "moyen". "Moyen", car monsieur est le seul à travailler pour payer son appart en plein coeur de Paris à 1500€ le mois! Et ce n'est pas un appartement minable... qu'il peut se payer avec ses revenus. Lorsqu'il a enlevé tous les frais de cotisation, de loyer, ... il reste à ce parisien "moyen" 4500€ pour vivre. Et de rajouter qu'il peut se permettre des à coté et de partir un mois complet en vacances! Avec un tel salaire, beaucoup de français "moyen" pourrait se le permettre! Moi qui pensait que le français "moyen", qui par définition, est le plus représentatif de l'ensemble des français, ne gagnait que 1500€ par mois, comme le belge moyen. Moore se plante de français "moyen" à gros moyens. Et il omet de dire que son salaire est amputé de plus de la moitié à la base pour couvrir tous les frais de solidarité!
Parce que en France, tout comme en Belgique, nous sommes solidaires, nous! On nous prend la moitié de notre salaire pour, d'une part, payer le chomage de ceux qui ne gagnent rien (ou des plus glandeurs, des plus profiteurs, ...), les différentes aides des plus nécessiteux et les retraites des personnes agées, et d'autre part pour nous payer des soins médicaux plus ou moins gratuits. Plus ou moins gratuit, car il nous reste quand même le ticket modérateur à payer, ce qui représente dans la plupart des cas +/- 15% du prix total!
C'est donc par ce biais d'information que Moore fait croire aux plus crédules que l'Europe est la terre sacrée des malades chroniques d'Amérique tout comme le Canada peut l'être pour les médicaments...
Il n'en reste que, malgré ces quelques (grosses) approximations, Sicko reste un film devant être vu. Et tant pis si la vérité n'est peut-être pas si véridique que ça. C'est en choquant qu'on frappe les esprits.
Sicko, sortie française le 5 septembre 2007
12:20 Publié dans Olivier a vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moore, assurance, maladie, usa
16.10.2007
Sicko: déboire d'une assurance-maladie
Adam, un menuisier explique, devant sa scie électrique, qu'à la suite d'un accident, deux de ses doigts avaient été tranchés. Comme on lui demandait 12.000 dollars pour recoudre l'annulaire et 60.000 dollars pour le majeur, il s'est retrouvé devant un choix pénible. Ce devait être l'un ou l'autre, puisqu'il n'avait pas les moyens financiers de sauver sa main.
Et cela n'est que le début d'une longue série de témoignages.
Même assuré, on n'est pas sûr d'être soigné... Une mère explique que son enfant est décédé pour n'avoir pu être accueilli dans l'hôpital le plus proche parce qu'il n'était pas agréé par sa société d'assurance. Des femmes ne peuvent soigner à temps un cancer parce que les assurances refusent des examens qui pourtant s'imposaient. Une patiente qui coûte trop cher est "déposée sans précaution particulière (Ne vous inquiétez pas, quelqu'un va venir) devant la porte d'un hôpital plus riche qui pourra, pense-t-on, poursuivre sa prise charge.
Dans ce système, la moindre affection, le moindre accident, peut se révéler catastrophique. A la maladie viennent s'ajouter le plus souvent perte d'emploi et de revenus. es couples sont ruinés. Sans moyen, les malades se retrouvent des choix impossibles: "Faut-il vendre sa maison ou soigner son cancer?" Que faire quand on ne peut plus que s'endetter ou mourir?
Selon Michael Moore, 18.000 morts peuvent être imputés chaque année à ce système qui fonctionne selon la logique du profit, la première fonction des sociétés d'assurance étant de rétribuer leurs actionnaires. Les Etats-Unis ne sont-ils pas le pays où les institutions de santé sont le plus souvent cotées en Bourse?
Les employés des compagnies d'assurance commerciales expliquent comment celles-ci font la chasse aux mauvais risques en recherchant, dans le passé médical des assurés, le détail qui pourrait suggérer que la maladie existait avant la conclusion du contrat d'assurance. L'intervention des lobbyistes, qui paient des hommes politiques pour orienter leur travail législatif, bloque toute réforme de protection sociale en finançant les campagnes électorales des élus (de tous partis) qu'il est ensuite aisé d'influencer.
Sur des chemins américains.
Malheureusement, Michael Moore s'emballe et s'égare en se faisant défenseur peu critique des systèmes canadiens, anglais et français... dont il ne voit que le coté idyllique, la gratuité et l'accessibilité. Notre pamphlétaire joue le rôle du naïf étonné devant les propos de quelques citoyens américains (aux revenus confortables) heureux de vivre à PAris et pas malheureux du tout de payer des cotisations sociales! Il se fait sans réserve l'ardent défenseur d'un Etat-Providence qui semble tombé du ciel. Il ironise sur le fait que la riche Amérique ne puisse offrir à ses concitoyens un système de santé aussi généreux. Il omet ainsi de dire que l'assurance-maladie est aussi le résultat d'un long combat social pour la construction d'un système solidaire qui reste à préserver et dont le développement s'est systématiquement contesté par des sociétés commerciales qui cherchent à récupérer des parts de marché. De plus, notons que la logique de responsabilisation individuelle qui semble prévaloir pourrait conduire sur des chemins américains...
Repenser la solidarité.
Enfin, c'est dans le plus pur style de la provocation jubilatoire propre à Michael Moore que celui-ci entame le couplet final!
Peu d'année après avoir tant loué dans de nombreux discours officiels, sous chapiteau et à la télé, le courage héroïque des sauveteurs bénévoles de la tragédie du 11 septembre, voilà que l'Etat américain refuse de prendre en charge ces héros devenus des victimes intoxiquées par les gaz et poussières soulevés par l'écroulement des tours jumelles. Ayant appris que l'Amérique dispose ) Guantanamo -territoire américain à Cuba- d'un hôpital de pointe destiné à soigner les détenus présumés terroristes, Michael Moore amène ces bénévoles dans deux petits bateaux et tente en vain de les faire soigner à guantanamo. Devant le grand silence des autorités de la prison, Michael Moore ne rentre pas aux Etats-Unis...mais poursuit sa route vers Cuba dont les médecins vont prendre en charge ces patient!
La provocation est l'arme préférée de Moore. Mais son but n'est pas de dresser les gens les uns contre les autres. Que du contraire! Il s'agit bien de rénover les solidarités...
Christian Van Rompaey in En Marche Bruxelles Saint-Michel 4 octobre 2007
Le système de santé américain: plus cher et moins efficient
Lorsque nous parlons, en Belgique, de réformer notre système de santé, il s'agit avant tout de préserver par une gestion plus efficiente un système qui a rendu accessible à la majorité de la population des soins de qualité tout en garantissant aux soignants la liberté thérapeutique et le libre choix du médecin pour les patients.
Encore faut-il que celui-ci soit correctement financé afin de pouvoir faire face à une incontournable croissance des coûts due au développement continu des techniques médicales, et de l'arrivée sur le marché de nouveaux médicaments très coûteux, des nouvelles attentes des citoyens en terme de confort et de qualité de soins, des effets du vieillissement de la population et de l'augmentation du nombre de malades chroniques... Bref, il est question de protéger et d'améliorer notre système d'assurance-maladie alors qu'aux Etats-Unis, la réforme consiste à répondre à l'augmentation incessante du nombre de personnes n'ayant pas d'assurance-maladie et à la qualité très inégales des soins.
Le film de Michael Moore rappelle à sa manière qu'il est faux de penser que "plus ça coûte, plus on est mieux soigné". Les indicateurs internationaux (OMS et PNUD) sont très clairs à cet égard.
ainsi, W. Rodwin, un auteur américain, faisait observer dans les colonnes du journal français le Monde "oui, nous affectons près de 16% de notre PIB aux dépenses de santé alors que les Français dépensent autour de 10%. Mais le prix de tous ces biens et services dans le secteur de la santé sont beaucoup plus élevés chez nous, y compris les salaires du personnel médical et infirmier. L'intensité des soins est aussi plus élevée. Nous avons plus d'infirmières par lit que vous; plus technologies lourdes et coûteuse... En outre, nous dépensons beaucoup plus en frais administratifs puisque nous avons des centaines d'assurances différentes: chacune exige des protocoles de remboursement et de vérification différents.
Notre système génère donc pas mal de gaspillage, mais [paradoxalement] nous sommes cependant un laboratoire pour le reste du monde. De nombreux systèmes américains de gestion des services de santé ont été repris ailleurs ..."
Il n'y a pas, comme chez nous, de système obligatoire couvrant toute la population. L'assurance publique se limite aux populations les plus fragilisées (personnes handicapées ou âgées) couvertes par le programme Medicare tandis que les ménages à bas revenus bénéficient du programme Medicaid. Et les conservateurs, qui ne manquent pas d'humour, n'hésitent pas à dire qu'ils ont "... en fait un système de couverture universelle dans la mesure où tout le monde est couvert à condition de devenir pauvre..." . En réalité, aux Etats-Unis, le système est, pour l'essentiel, organisé autour des assurances privés, financées sur la base de primes actuarielles. Davantage basé sur la responsabilité individuelle plus que sur la solidarité, il n'est pas pour autant plus efficace! Ce système finit par coûte très cher aux citoyens et a un impact particulièrement négatif en terme de santé publique.
58% des Américains disposent d'une assurance privée offerte par leur employeur. Mais les prestations varient d'une assurance à l'autre, selon les moyens que l'entreprise peut offrir à l'assurance. Seule une minorité, moins de 3% des assurés, bénéficie d'un système comparable aux autres pays industrialisés, où le patient peut consulter pour n'importe quelle raison et obtenir un remboursement.
Aux Etats-Unis, parmi les gens couverts par leur employeur, la liberté de choix de l'assureur est considérable, mais presque 20% de la population n'est pas couverte. La plupart des non assurés sont des employés à petits salaires qui travaillent dans de petite entreprises qui ne peuvent pas payer les primes d'assurance-maladie pour eux. Une étude du National Instiute of Medicine a montré que le risque de mortalité chez les non assurés est de 25% plus élevé que chez les assurés.
Aussi, il n'est pas étonnant que l'assurance-maladie soit devenue une propriété outre-atlantique dont l'enjeu est bien de rendre accessible à tous des soins de grande qualité.
Christian Van Rompaey in En Marche Bruxelles Saint-Michel 4 octobre 2007
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04.10.2007
My name is Earl
Earl est clairement un tocard. Pas plus que son frère Randy qui pourrait avoir le QI d'un poisson rouge (désolé Cléo). Earl est un tocard, mais il a de la chance: il gagne 100.000 $ à la lotterie... avant de se faire renverser par une voiture!
Pas question d'héritage ou de perte de mémoire, mais plutôt de karma. Le karma de Earl est mauvais et pour pouvoir profiter pleinement de son argent si facilement gagner, il décide de constituer une liste avec tous ses méfaits (et seul lui sait combien ils sont nombreux). cela va de quand il a décidé de quitté sa blonde qui était enceinte du deuxième enfant qui n'était pas de lui au pauvre petit français qui était venu dans sa classe de primaire qu'il raillait sans cesse.
A y regarder de plus près, tout le village, tout le comté de Earl est rempli de tocards de seconde zone. Les habitants sont tous très caricaturaux et nombreux: une vieille prostituée qui se tape le facteur borgne dans un photomaton, un fou fait son taï-chi dans le plus simple appareil avec un anaconda autour du cou, deux vieilles commères, des mamas noires, un afroaméricain fumeur-dealer qui tient le Carqtambouille du coin et qui vend ses space cakes à la vue de tous, une mexicaine femme de chambre la journée / stripteaseuse la nuit ...
Rien n'est épargné. C'est con et ça marche... Et plus c'est con, plus on rigole!
Saison 1 disponible en DVD, saison 2 en cours de diffusion sur BeTV et Canal + et saison 3 sur NBC.
18:45 Publié dans Olivier a vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



