19.10.2006
J4 En route vers la grande muraille
Lever de bonne heure ce matin-là. Et pour cause, on a plus de 330 km à faire, direction Chengde et son grand palais d'été! 330km, c'est un peu plus que la distance Arlon-Ostende, il faut compter 3 petites heures. Pékin-Chengde: 5 heures sur les petites routes... Les autoroutes sont encore en construction et devraient être terminée pour 2008 (il paraît qu'il se passe quelque chose pendant l'été 2008, mais je ne sais pas quoi!). On test donc les amortisseurs amortis qui n'amortissent plus rien de notre car climatisé! Faut bien ça, avec les 28 degrés qu'ils ont annoncés le jour même sur CCTV1!
Après deux petites heures, on s'arrete dans un hameau de Pékin (!) pour visiter un industrie d'émaillés. Les émaillés sont une sorte de faience résistante aux chocs. Sur un squelette de bronze, l'ouvirère va coller de petits morceaux
de fer qu'une autre découpe en face d'elle. Travail de patience et de précision. Pour reformer un dessin, l'ouvrière doit chercher après LE morceau de fer qui correspond à la courbure de son dessin.
Une autre s'occupe de remplir les cases formées par la précédentes de couleur. Le tout part ensuite à la cuisson qui dure une vingtaine de minutes. Il faut trois passage pour que la "poterie" soit enfin solidifiée et "indestructible". Vient
ensuite la tâche du polissage, laissée au bon soin de pauvres chinoises. Pauvres, pas seulement du point de vue financier... Les rotations de la meuleuse endommage leur articulations. Elle développe rapidement de l'arthrose, mais cela ne les empêche pas de travailler malgré la douleur. Vers l'âge de 50 ans, elles développeront un tremblement au repose semblable à celui de Parkinson. A ce moment-là, tout travail leur sera interdit!![]()
Et tout ça pour quoi? Un travail de toute beauté pour ne paye de misère! Les plus petits vases coutaient 500 RMB pièce en étalage (pas de chance, ils vont toujours par 2). Les plus grands, (je n'ai pas su voir l'intérieur) comme sur la photo, coutaient 125000 RMB. La pièce qui est en train d'être mise en couleur coute à elle seule 2500 RMB!
Après quelques achats (oh, vraiment rien: deux trois vases et un service d'assiette complet), on est reparti pour deux heures de car, direction Jinshanling (la_grande_muraille_de_chine.kmz) .
Arrêt dans LE restaurant unique de ce petit village. Au menu: porc, poulet, canard, cacahuettes, haricots, ... le tout moins bien présenté que dans les restos! Ne dis-t-on pas que l'on juge la qualité du restaurant à ses toilettes? Ben là, la qualité était vraiment en dessous de tout! Fallait passer par la cours et le portager remplis d'immondice pour enfin arriver aux toilettes turques, s'il vous plaît! Après s'être repus (ben oui, faut bien manger quand même!) direction la grande muraille proporement dite.
Premièrement, si vous prenez la peine de regarder la grande muraille sur Google Earth, vous comprendrez aisément que la grande muraille n'est PAS visible de la lune! Deuxièmement, si vous ne l'avez pas vue, dézoomez un peu, c'est le grand ver de terre blanc... Longueur, plus de 6400 km. Hauteur, entre 5 et 17 mètres. Nombres de tours: une tous les 300 mètres, faites le calcul! Années de construction: des années et des années! De 221 à 206 avant JC. Ouvrage commandé par l'empereur Qin Shi Huangdi, non pas comme cadeau pour une quelconque mère, mais pour protéger son territoire qu'il venait d'unifier des intrusions des mongols (pas les trisomiques, le peuple mongol).
La muraille est restaurée par endroit. Il y a des places plus connues que les autres. Jinshangling fait exception à la règle. Il devait y avoir au maximum une centaine de personnes sur la grande muraille. Comparez la différence:
Vs
![]()
J'avoue, j'ai un peu triché. Les photos montrant la même vue que l'autre sont floues et ne donnent rien.
Sur la photo de droite, on peut reconnaître facilement quelques membres du groupe, accompagnés de leur "sherpas" repsectifs! Vu qu'il n'y a pas beaucoup de touristes, les habitants du village accompagne un à un les touristes lors de leur montée sur la grande muraille. Ils parlenbt quelques mots d'anglais, proposent des cartes postales, des livres, des tas de souvenirs, la plupart du temps hors de prix. Mais ils proposent aussi de l'eau, de la pijiu, ... très utile sous le soleil de plomb de ce début septembre!
Ils montent sur la muraille plus de dix fois par jours en espérant pouvoir vendre leurs articles. R
ien que pour ça, ils méritent d'être payés. Parce que, à partir du bas du village jusqu'au pied de la muraille, il y a une centaine de mètres de dénivellés à gravir. Reste les 12 mètres de la muraille pour enfin, pouvoir admirer cette vue.
Pour être un homme chez nous, selon Kipling, il faut voir toute son oeuvre s'effondrer sans pleurer. En Chine, il faut gravir la muraille.
Sur les différentes photos, on peut voir le dénivellé de la muraille, qui épouse les formes de la montagne et qui se perd au loin.
Ne croyez pas tout ce que vous avez vu au cinéma. Il est impossible pour Tomb Raider de faire du 80 à l'heure sur la grande muraille. Premuèrement parce qu'il y a des tours tous les 300 mètres et que pour arriver à ces tours, il y a beaucoup de marches (de différents niveaux, ce qui est encore plus fatiguant!). Deuxièment, à intervalle régulier, il y a des tigoles qui traversent la muraille pour permettre à l'eau de s'écouler, mais aussi au cheveaux de ne pas glisser!
Une petite photo prise par Ling, notre sherpa. Lui et SueLi nous ont accompagnés jusqu'à un petit chemin ... qui nous a reconduit à notre point de départ, c'est-à-dire dans le village. On a alors pris le téléphérique (pas très rassurant) pour arriver sur un autre point de la muraille et admirer le chemin parcouru précédemment! Trois bonnes heures de visites pour profiter un maximum du paysage! Une beauté et une impression de grandeur qu'aucune photo ne pourrait jamais rendre! Peut-être qu'un panorama...
La journée touche rapidement à sa fin, il nous reste encore une heure et demie de route pour arriver à Chengde où nous passerons la nuit.
11:55 Publié dans 奥利弗说起中国 (en français) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Panoramique de la grande muraille
Panoramique de la grande muraille
Vidéo envoyée par gedinne
11:55 Publié dans 奥利弗说起中国 (en français) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.10.2006
Circulation chinoise: la voiture
4000 nouvelles immatriculations par jour à Pékin! Plus de 5 millions de voitures dans les rues chaque jour!
Mais Pékin, c'est aussi 8 périphériques dont le plus extérieur est d'une longueur de plus de 340 km (notre R0 de 40 kilomètres fait bien pâle figure), c'est une avenue principale qui fait plus de 40 kilomètres de long, c'est des accidents en veux-tu en voilà: voitures contre voitures, voitures contre piétons, piétons contre vélos, ... Pékin, c'est des heures et des heures de travail perdues dans les embouteillages chaque jours. Les chinois travaillant dans le centre ville et habitant en périphérie doivent parfois passer trois heures le matin et encore trois heures le soir bloquer dans leur voiture en attendant que les bouchons se résorbent. Notre guide pékinois Patrick a passé pendant notre séjour parfois plus de deux heures dans le bus pour parcourir les 20 km qui sépraient notre hôtels à son appartement!
La voiture:
On peut voir des Mercedes, des Audi A6, des Citroën Xsara, ... des marques européennes, mais elles sont vraiment minoritaires et réservées à l'élite. La plupart des véhicules sont de marques
chinoises et en piteux état (ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas faire confiance aux marques chinoises qui tentent de percer nos pays avec leur modèles reprenant une technologie occidentale mais ne correspondant pas aux critères de sécurité européen et à bas prix...)
La plupart des voitures ressemblent à celle de la photo de droite: mi-camionette mi-voiture! Cette camionnette nous a permis de descendre des collines occidentales à Kunming alors que notre bus était crevé. Quand les chinois connaissent la route, ils nous le montrent bien. C'était une femme au volant, mais c'est arrivé aussi lorsqu'un homme conduisait! On a failli voler plusieurs fois sans le précipice qui longeait la route. Il a fallu l'intervention de notre guide pour qu'elle consente enfin à ralentir un peu!
Les routes:
Il faut faire la différence entre les routes des mégapoles, bien entretenue, sans trou, aménagées mais complétement saturées avec les routes dégradées, sinueuse, dangereuses, ... des campagnes! Je ne parle pas seulement des routes qui relieraient Bourseigne-Vieille à Bourseigne-Neuve! Je parle aussi bien des autoroutes à 3 bandes qui relient Pékin à Chengde ou Bruxelles à Anvers si vous préférez!
Les routes intra muros: comme je l'ai dit, elles sont entretenues en permanence. Sur les accotements, des chinois s'affairent à la mise en peinture, au nettoyage des fleurs, ... pour que la ville ressemble à quelque chose. Particularité: pour ces travaux, il y a toujours une dizaine de personnes qui travaillent côte à côte et non pas deux qi mettront deux jours pour faire le travail. Pas de protection pour ces travailleurs qui risquent leur vie surles autoroutes... Enfin, lorsqu'il n'y a pas de bouchons sur le périphérique!![]()
Les routes sont saturées, malgé les nombreux périphériques et les highway qui sillonent la ville en tout sens! Le moindrepetit déplacement en car ou en voiture doit être prévu avec bouchons. Conséquence, pour attraper l'avion, il fallait partir quelques fois cinq heures avant le check-in... Perte de temps si on avait utiliser le métro ou le train!
Pourtant, pour réduire les problèmes de circulation, la ville de Pékin est en train de chercher de nouvelles solutions. Par exemple, elle va étendre son réseau de métro. Elle veut interdire les bus touristiques de plus de douze place dans le centre ville (endéans le premier périphérique). Notre chauffeur pour circuler, a eu besoin d'une dérogation donner par l'hotel de ville pour pouvoir circuler jusqu'à notre hôtel (en plein centre de Pékin: 2 km de Tian an Men). Il veulent absolument réduire ces problèmes de circulation sans pour autant être aussi sévère qu'à Shanghai!
A Shanghai peu ou pas de problème de circulation! Seules les voitures avec une plaque de la ville sont autorisées à circuler dans le centre. Et les plaques sont mises aux enchères chaque semaine. Prix de départ: de 4000 à 6000$ pour une plaque d'un an! Comprenez que les transports en commun sont hyper développés et que seuls les riches peuvent se promener en ville! Malgré tout, les avenues sont surdim
ensionnées, tout comme l'est la ville! Des routes cinq bandes sont assez fréquentes! Ca peut aller jusqu'à 9 de front! Attention au carrefour!
Pour les piétons traverser: pas de passage sur la route, mais des passerelles qui enjambent le tout ou des sous-terrains où on se perd facilement!
Malgré le coùut de la plaque minéralogique à Shanghai, les bouchons existent bel et bien! Ils sont moins grands qu'à Pékin, mais plus désordonés!
Les routes extra-muros
Il faut différencier les 'autoroutes' et les routes normales. Pour les highway, c'est simple: on se met sur une bande de circulation, et on y reste! La loi chinoise autorise le dépassement par la droite et la gauche, ce qui rend la circulation plus fluide (plus besoin de contourner un obstacle -sous-entendez un véhicule plus lent- par la gauche) mais plus dangereuse! Vous pouvez trouver de vieux tacots sur la bande de gauche alors que vous êtes lancés à pleine vitesse (limitée à 120 km/h!). Pour débasser, rien de plus simple: annoncez-vous! Le klaxon est l'élément essentiel d'une voiture tout comme la sonnette l'est pour le vélo!
Bien que l'on soit sur une autoroute, il existe des ralentisseurs à l'approche d'un virage dangereux ou d'un péage! Et les ralentisseurs vont souvent par deux. Notre chauffeurs se prenait régulièrement le premier à toute vitesse, ce qui lui vallait des remontrances et il ralentissait pour le second... C'est là qu'on profite des amortisseurs chinois.
Bien que l'on soit sur autoroute, il existe des trous, de nombreux nid de poules, ... Là aussi, on se prend le premier à toute vitesse, un cout de frein, et les suivants se passent mieux!
Les routes des campagnes! C'est comme les autoroutes, sauf qu'il y a plus de trous, plus de ralentisseurs, une seule bande pour les voitures, camions, tracteurs, vélos et pousse-pousse et elles sont très sales! Résultat, quand on roule à 90 sur les routes, il faut toujours freiner pour laisser passer le véhicule qui vient en face car le passage est bloqué par un pousse-pousse! Ou alors, ce qui est plus dangereux et plus fréquents, on passe à trois de fronts après avoir averti le pousse-pousse de notre passage! Si il ne bouge pas, il est écrasé!
Comprenez que les routes chinoises sont hyperdangereuses pour les occidentaux qui n'ont pas l'habitude de ce genre de traffic. Même en Italie (et c'est pour dire) on roule mieux (dixit un sicilien!)
Les camions:
Les camions sont vieux, ils polluent et n'avancent pas! On y met n'importe quoi, pourvu que ça ne tombe pas de tout les cotés.
Ici à gauche, un camion qui remonte les radeaux de la rivière Li. Les chinois n'ont rien inventé vu que nous avons aussi des camions qui remontent des kayaks de la rivière Lesse! Les camions dinantais étant quand même un tout petit peu beaucoup plus sûr! Je n'aurais jamais osé suivre un camion chinois chargé ainsi.
08:25 Publié dans 奥利弗说起中国 (en français) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.10.2006
Antiquaires
Après avoir marché sur les traces du dernier empereur, Puyi, nous nous dirigeons vers les rues antiquaires de Pékin, le quartier de Liulichang. Ici, pas d'antiquités, que des imitations! Tout se négocie au dixième du prix annoncé...
Comme ces trois statuettes, vendues et certifiées conformes dans un vrai magasin de porcelaine plus de 3000RMB et vendues dans tous les magasins de Liulichang pour un prix de 600RMB! Négociables pour 180 RMB les trois... Comme ces bouddhas en veux-tu en voilà, sonnant tous aussi vrai les uns que les autres, mais contenant le celèbre cigle "made in China" ... Ca veut direce que ça veut dire!
Liulichang, c'est une rue de 1 kilomètres de long divisées en deux parties, est-ouest. La partie est est consacrée aux librairies tandis que la partie ouest est pour les 'antiquités'. Les chinois seront toujours plus malins que vous! J'ai voulu acheté une peinture (encore!) chez un petit marchang. Le magasin n'était qu'une pièce de 8 m². Il me proposait la peinture que je voulais pour 1000 RMB. Je la fais descendre (en chinois et calculette, parce que le vieux ne comprenait rien à l'anglais) à 500 RMB mais refuse de la vendre. Je fais mine de partir, comme d'habitude et accepte de me la vendre pour 250 RMB, payable tout de suite. Pas de problème, je lui règle la somme juste (pour éviter un retour de fausse monnaie) et il la décroche du mur. Je me suis bien fait avoir. Le bord inférieur de la peinture qui était caché derrière un meuble est complétement déchiré (faudra que je le répare) et, bien sûr, pas moyen de faire comprendre au vendeur que je veux plus de sa peinture! C'est toujours comme ça avec les chinois!
Je voulais absolument trouvé une représentation des trois singes: un ne voit pas, un ne parle pas, l'autre n'entend pas: pas de communication possible, un symbole de la mafia! Dans une échoppe, on me les proposait pour 80 RMB. Dans l'échoppe voisine, quand je leur ai proposer deux statues différentes (dont une était identique à celle de l'autre magasin!) pour 80, ils ont tout de suite accepté! Bonne affaire pour moi, mais pour le deuxième vendeur, ça en était une encore plus bonne!
Dernier exemple d'arnaque à la chinoise. Encore pour une peinture, encadrée, celle-ci. Une vendeuse (jolie) me propose d'acheter un cadre avec des caractères chinois à l'intérieur! Mis à prix: 150RMB que je descends à 50RMB directement. Elle accepte après de nombreux palabres, prend son pinceau et son envre, et redessine exactement les mêmes caractères sur une feuille de riz! Elle plie le dessin dans un papier journal et me le donne, l'air radieux! J'avais déjà payé (comme un con, alors que je venais de me faire avoir de 25€), et plus moyen de casser le marché!
Bilan de la journée: plus de 40€ de dépensé, et pas une seule bonne affaire! Tu es blanc, et tu as de l'argent!
Après souper, nous sommes aller voir un spectacle de cirque chinois! Jongleur, acrobate, dragon, diabolo, vélo, ... Tout ce que vous savez ou avez vu du cirque traditionnel chinois était présent dans ce spectacle...
A noter:
- les chinois aiment bien le popcorn SALE, et non sucré comme chez nous! Les portions se vendent par sacs de 1 kg, et il a fallu partager avec les chinois de devant et de derrière pour enfon arriver à la fin du paquet!
- à la fin du spectacle, il ne restait que les européens pour applaudir les acteurs: tous les chinois se sont précipités vers la sortie dès la fermeture du rideau! Manque de savoir vivre...
10:50 Publié dans 奥利弗说起中国 (en français) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.10.2006
Mises à jour des posts du voyage en Chine
Désormais, si Internet le permet, vous pourrez voir en détail les places que j'ai visitées.
Tout simplement en téléchargeant le logicile gratuit Google Earth en cliquant ici. Installez le logiciel. Le plus dur est fait!
Dans les post, vous trouverez peut-être des liens xxxxxx.kmz qui ouvrent alors le programme Google Earth et pointe ce dont je suis en train de parler... De quoi rendre la lecture un peu plus interactive!
11:30 Publié dans 奥利弗说起中国 (en français) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.10.2006
La cité interdite
Avant de cliquer sur les leins .kmz, lisez d'abord ceci!
Arrivée sur une place Tian an Men (en bas de l'image) de bonne heure (9h30) noire (jaune) de monde! Comme toujours, pas l'ombre d'un seul occidental en vue.
Des chinois font la file déjà depuis plusieurs heures devant le mosolée de Mao (au centre de la place Tian an Men) tandis que d'autres prennent en photo le décompte de jeux olympiques de Pékin 2008!
Ces jeux sont à maudire! Petite explication. Pékin est en chantier total pour paraître le plus neuf possible pour le mois de juin 2008, période de l'ouverture des JO.
- notre hotel est recouvert d'un échaffaudage de bambous, des ouvriers y travaillent de 7 heures du matin jusque 22h! Ils font un bruit pas possible! Le Jianguo_garden.2.kmz . C'est le deuxième hotel à gauche de la rue nord sud. L'hotel en forme de croissant. Sa fermeture était prévue le vendredi de la semaine où nous quittions Pékin... Le service, ce n'était pas ça. Pour écrire le deuxième post du voyage, ils ont dû rebranché un pc rien que pour moi. Pendant que je tapais, il y avait des déménageurs qui emportaient mobilier et fournitures dans la pièce d'à coté!
- le palais impérial est recouvert d'une bache verte avec une pâle image peinte dessus laissant paraître ses contours.
- en bref, c'était, et ce sera l'année prochaine, plutôt ce n'était pas et ne sera pas la bonne période pour visiter Pékin qui est un énorme chantier dont la fin devrait prendre en mai 2008!
Sur la place Tian an Men, on peut voir dans le sud la tour des archers Archery_Tower.kmz et juste au nord, la porte de Qianmen Qianmen_Gate.kmz .
La route qui coupe l'image en deux est le boulevard principal de Pékin. Il le traverse d'est en ouest sur une longueur de 40 km, un des plus grands boulevards du monde! Au sud de ce boulevard se trouve la place Tian an Men et au nord, la cité interdite proprement dite... Sur la grande porte qui longe (Tiananmen_Gate.kmz) le boulevard se trouve la célèbre photo de Mao, l'ancien président chinois qui a initié la révolution culturelle au siècle passé. Devant cette porte se trouve 5 ponts. Le pont central est réservé à l'empereur et est gardé jour et nuit par des soldats. Personne n'a le droit d'y passer! Les deux ponts extérieurs sont réservés aux nobles de la cité et les deux ponts intérieurs aux membres des délégations étrangères et des ambassades. Les domestiques et esclaves rentraient dans la cité interdite par des petites tours se trouvant aux extrémités de la porte tian an men de la cité interdite.
En fait, la cité interdite commence réellement à la porte qui est construite sur le canal artificiel, la porte sud (Meridian_Gate.kmz) . En dessous de cette porte, ce ne sont que jardins et temple de remerciement,... La porte en fait composée de 5 portes: une pour l'empereur, deux pour les ambassadeurs et deux pour les nobles. Sur chaque porte, il y a 81 boules d'or: 9 x 9. Neuf étant le chiffre sacré de l'empereur. D'ailleurs, la cité interdite compterait 9999 chambres. Pourquoi pas 10000? tout simplement parce que le paradis en compte 10000 et que l'homme n'est pas dieu! Derrière la porte sud, on retrouve encore un tout petit canal qui relie la cité interdite au palais d'été. Sur ce canal: les 5 même ponts que devant la porte Tian an Men.
Au nord de la porte sud, on trouve la porte de l'harmonie suprême (Gate_of_Supreme_Harmony.kmz) . Partout dans cette cours, on trouve de grosses jarres montées sur quelques briques. Elle servait à entreposer de l'eau pour éteindre rapidement tout départ d'incendie. En hiver, on installait un foyer sous ces jarres en bronze pour éviter que l'eau ne se gèle! Au nord de la place, on trouve l'édifice le plus connu de la cité interdite: le hall de l'harmonie suprême... sous son échaffaudage de bambous, JO 2008 oblige! Le hall de l'harmonie suprême (Hall_of_Supreme_Harmony.kmz) est entouré 5 escaliers concentriques centré sur lui qui lui servent de trône. L'empereur recevait les délégations étrangères et les nobles pékinois dans ce hall.
Au nord du hall de l'harmonie moyenne on retrouve deux petits temples: le temple de l'harmonie moyenne (Hall_of_Medium_Harmony.kmz) et le hall de l'harmonie préservée (Hall_of_Preserving_Harmony.kmz) , endroit où l'empereur, assis sur son trône, recevait sa famille.
Derrière le hall de l'harmonie préservée commence les appartements de l'empereur ainsi que les jardins privés de l'empereur et de l'impératrice. On peut y découvrir les différentes chambres, les salons, les cuisines, les toilettes, ...
Les jardins sont particulièrement remarquables, tant par leurs beautés que par leurs complexités. Il y est facile de s'y perdre.
L'importance des différents bâtiments se reconnaît au nombre de statues qui ornent le toit du batiments. Seul le hall de
l'harmonie suprême comporte 11 statues dans la Chine entière. La première statue représente l'empereur sur son dragon menant le peuple chinois représenté par des chimères, des lions,... la dernière statue étant l'effigie de l'impératrice, représentée parfois sous la forme du phénix.
12:15 Publié dans 奥利弗说起中国 (en français) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.10.2006
Circulation chinoise: la petite reine
Oubliez les trois bandes du ring et de la E411! Oubliez aussi les 5 kilomètres de bouchons au carrefour Léonard tous les matins! Oubliez le million de bruxellois qui doit se déplacer chauq ematin pour alle conduire les enfants à l'écoleet se rendre au travail! Vous êtes à Pékin ou à Shanghai, ne l'oubliez pas!
Quelques points de comparaisons: Belgique: 10 millions d'habitants. Pékin, 15 millions et Shanghai, 17! Superficie : Belgique: 30000 km², Pékin et Shanghai: 15000 km². Nombre de voitures: Belgique: 5 millions ou 6, Pékin et Shanghai: tous deux 5 millions de voitures! Il ne faut donc pas comparer Pékin à une ville, mais à un pays!
A tout seigneur tout honneur: le vélo!
La Chine sans vélo, c'est un peu comme Oostende sans flamand et Venise sans canaux! Tout est fait pour les cyclistes pour que leur voyage se déroule sans problème. Etonnamment, il n'y a pas de piste cyclabe pour les amoureux de la petite reine, mais bien une bande de circulation toute entière qui se trouve à droite de tous les grands axes de circulation. On compte en Chine près de un milliard de vélo, c'est presque un vélo par habitant! Moyen de transport assez rapide et très accessible, le vélo n'en reste pas pour autant très dangereux (et encore plus pour les touristes!)! Bien qu'ayant sa propre bande de circulation protégée et séparée de l'autoroute par une berme centrale beaucoup de voitures empruntent la bande cyclable et l'utilise comme rampe de lancement sur l'autoroute ou pour dépasser dans les innombrables bouchons de la capitale.
Le cycliste n'a aucune priorité, que ce soit sur sa propre bande ou dans les carrefours! Bien que le feu soit vert pour les vélos, des voitures tournent sans arrêt à droite coupant ainsi le chemin des vélos, et au jeu du pare-choc contre front, c'est toujours le pare-choc qui gagne! Pour éviter cela, il suffit de mettre un agent de circulation, hô combien nombreux dans les villes! Et pas question de transgresser un feu quand ils sont là: 100 RMB d'amende, même pour le piéton!
Le vélo se décline sous plusieurs formes.
Premièrement, pour les plus nantis et pour ceux qui doivent faire beaucoup de kilomètres, il se décline en temps que scooter, tout comme chez nous. Par contre, il y a fort peu de moto de grosses cylindrées dans les villes parce, paradoxalement, elles font trop de bruit (!) aux oreilles du gouvernement. Officieusement, les grosses cylindrées sont, pour la plupart, des marques japonaises, et il est de notoriété publique que la Chine et le Japon s'entendent comme chiens et chats. Donc, pas de grosse moto en Chine, mais des motos de cylindrées moyennes :200cc jusque 350cc.
Particularité des cylistes: les chinoises n'aiment pas le soleil. Pour des raisons médicales tout d'abord. Beaucoup de chinois ont la peau sensible aux UV ce qui provoque chez eux une dépigmentation en plaque: ils ont des tâches blanches sur leur peau. Deuxièmement, pour une raison culturelle. Le soleil bronze les peaux et seules les femmes qui travaillent dans les champs ont la peau bronzée. Les femmes des villes font tout pour éviter le soleil: elles portent de grands grands qui remontent jusqu'aux manches de leur T-shirt, portent de
grands chapeaux qui leur couvrent la tête et se baladent toujours un parapluie à la main! Même à vélo comme à gauche. Sur la photo de droite remarquez la visière de soudeur que porte la femme ainsi que l'homme qui s'est arrêté en plein milieu du chemin pour répondre à son portable!
Le vélo se décline aussi sous forme de pousse-pousse! Et pas seulement pour les touristes. Des chinois empruntent aussi ce moyen de transport pour se rendre à des conférences car il est plus rapide dans les bouchons que les taxis en heure de pointe. Pour se rendre dans le quartier des Hutongs de Pékin, rien de tel que le pousse-pousse. De toute manière, vu l'exanguicité des rues, les véhicules sont interdits sauf autorisation spé
ciale. On a donc joué le touriste et on s'est fait tiré dans le quartier des Hutongs.
Le vélo se transforme aussi en tracteur pour charger de lourdes charges dans une remorques improvisées tout comme la moto aussi. Tout comem en occident, elle se décline en tricycle pour personnes à mobilité réduite
fortunée. J'ai pu donc voir un rassemblement de ces bikers séniles...
12:10 Publié dans 奥利弗说起中国 (en français) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.10.2006
Le travail, c'est pas la parité
La main d'oeuvre
Avec plus d'un milliard trois cents millions d'habitants, la Chine ne manque pas de main d'oeuvre ... et cela se voit!
Pékin, 15 millions d'habitants, l'une des villes les plus propres de la Chine! Et pour cause: des pékinois nettoient sans cesse les rues à l'aide de leurs balais de branches de bambou, des ouvriers s'emploient à repeindre sans cesse les barrières des autoroutes, ... Là où en Belgique on aurait fermer une bande de circulation pour y faire travailler 2 personnes, en Chine, on laisse la bande de circulation ouvert et on y met une dizaine de personne, chacune ayant son mètre de barrière à repeindre. Une fois fini, on recommence.
J'ai vu des chinoises (parce la plupart du temps, ce sont des femmes) errer le balai à la main dans le hall d'entrée des hotels à la recherche de la moindre petite crasse. J'ai vu des chinoises qui, une fois un verre vide, s'empresse de le reprendre, vous laissant à peine le temps de le poser sur la table.
Là où on peut mettre un chinois, on le met! Pas de feux rouges systématiques à chaque carrefour, mais un chinois payé à stopper la circulation et à faire traverser les piétons (qui en ont besoin). Lorsque vous vous baladez en ville, ce n'est pas un chinois, mais une dizaine de chinois qui vous assaillent pour vous vendre le dernier sac copié de chez Prada ou Gucci. Et il faut les voir vous attendant de l'autre coté de la route, près à se lancer sur vous tout en priant le ciel de trouver LE pigeon de la journée!
Tout chinois sachant parler correctement une langue étrangère peut se faire engager comme guide. Celui qui sait parler
allemand, italien ou estonien, est sûr de trouver du travail pour toute l'année tellement ces langues sont demandées... Et un chinois parlant le russe ou l'italien, c'est assez comique à entendre!
Le chinois qui sait bredouiller quelques mots peut devenir photographe de groupe, comme Shu, ici à droite! Elle filme, elle prend des photos pour mieux nous les vendre par après! Elle avait 21 ans!
Vous ne savez pas parler une langue étrangère mais vous êtes assez belle (oui, les hommes travaillent rarement au resto) devenez serveuse! Mais il faut avoir moins de 25 ans pour pouvoir servir à table. Une fois l'âge limite atteint, vous passez derrière les éviers et vous êtes embauchés à la plonge et au débarrassage des tables. Résultats, ce ne sont que des jolies et jeunes chinoises qui servent aux tables. Les plus âgées ont reçu comme ordre de paraître le plus discret possible. Et elles s'y appliquent. Tu te montres impolis envers un client, étranger de plus en plus, tu es virée. Pas de problème pour le resto, il y a tellement de demande!
Et c'est aussi valable pour les industries. On a visité une fabrique de céramiques où ce sont les femmes qui effectuaient les tâches les plus difficiles (assemblages des fers, polissage, ...) pendant que les hommes s'occupaient de la cuisson (d'accord, il fait un peu chaud, mais il n'en tapait pas une, assis sur son siège pendant que les femmes s'occupaient de retrouver LE morceau de fer qui correspondait à l'angle de sa céramique!). On a visité une fabrique de tapis: au métier à tisser: des femmes, l'homme était gérant. Idem pour la boutique de soie et idem pour la maison de thé! Et puis, il n'y a pas à dire, une belle femme, ça fait plus vendre qu'un viel homme chinois!!! Car dans chaque atelier de production, il y avait un magasin!
Dans les rizières: des femmes! Dans la campagne, tandis que les hommes portaient les touristes américains au coeur de pierre entouré de 5 cm de lard (comment peut-on se faire porter par des hommes pour monter une colline alors qu'on a à peine 25 ans?), les femmes s'occupaient de porter les valises (limitées à cause des vols domestiques à 23 kg!
Par contre, dans le quartier des affaires de Pékin ou sur le Bund à Shanghai: aucune femme, que des hommes costards cravates qui commencent à 9 heures et terminent leur journée vers 17 heures! Mais la vie n'est quand même pas si peinarde que ça dans ces métropoles. Les chinois travaillant dans le centre de Pékin et habitant la périphérie (voir l'article consacré à la circulation) doivent quelques fois partir de chez eux à 5 heures du mat pour y revenir ver
s 21 heures!
Dans la campagne, pas de souci. Le mâle dominant se promène tranquillement dans sa rizière allouée par l'état et qui a une superficie de 1/6 d'hectare, un bidon d'insecticide et d'engrais sur le dos et arrose son riz que sa femme, sa soeur ou sa grand-mère s'empressera de récolter le moment venu! Et puis il y en a d'autre aussi, comme dans ce petit village (20 maisons) le long de la rivière Li qui se contente de regarder passer les buffles et les canards, fumant leur herbe pendant que leurs femmes essayent de nous arnaquer avec ses cartes postales! (elles y sont encore parvenu!)
Le salaire
Faut pas se voiler la face, on ne fait pas (en principe) fortune en Chine! Sur Thalassa, vers le 25 septembre, un chinois témoignait qu'en 10 ans, il avait pu décupler son salaire moyen. Il vit maintenant comme un prince dans son petit village. Il est passé de 200 RMB par mois à plus de 2000 RMB par mois (200€). C'est ce que gagne la majorité des paysans ou habitants de la Chine. Les paysans représent plus de 98% de la population chinoise. Avec un salaire pareil, on comprend mieux le fait que les jeunes chinois quittent la campagne pour aller tenter leur chance à la ville comme guide (comme Shu) ou comme serveuse (comme Fen). Le salaire est plus attrayant en ville. Mais dans les campagnes (tout est relatif encore une fois: la campagneégale des villes à la population inférieure à 500 000 habitants!), les industries proposent à leur(e) employé(e)s le logement et la nourriture pour un salaire de loin inférieur aux 2000 RMB. Et tant qu'elles (parce qu'il s'agit surtout de femmes) n'acceptent pas de travailler dans ces conditions, elles ne trouvent pas de travail!
Et puis, il ne faut pas se leurrer. Si vous payez un guide (de l'état, obligatoirement) 600 RMB par jour, il ne mène pas pour autant la vie de chateau. Il doit redonner une grosse partie de sa poche et peut, si il est bon, espérer une paye en fin de mois de 5000 RMB. Même chose pour les vendeurs de cartes et de sac Gucci. Si ils arrivent à vendre 10 paquets pour 10 RMB par jour, ça leur ferait 3000 RMB par mois! Ce sont des chiffres minima, ils faut peut-être les multiplier par trois ou quatre! Mais si ils gardaient vraiment tout l'argent, ils seraient riches à milliers de yuans, ce qui, quand on les voit, n'est vraiment pas le cas! L'état chinois touche une grosse partie de leurs bénéfices car il accepte que l'on vende sur son sol des contre-façons! Les policiers n'esayent pas d'arrêter les vendeurs à la sauvette dans les rues de Pékin! Dans Shanghai, pas de vendeurs, mais des rabatteurs, qui essayent par tous les moyens de vous emmener dans une arrière boutique où vous pourrez acheter ce que bon vous semble pour pas cher: sacs, montres, massages,...
La fausse monnaie
La Chine est le pays des imitations! Tout peut se reproduire, et l'argent chinois n'y échappe pas. Dans les magasins qui ont pignons sur rue et dans les hotels, il n'y a pas de crainte à avoir. C'est quand vous achetez chez les vendeurs à la sauvette qu'il faut regarder la monnaie qui vous revient. Si vous achetez un bien au plus bas prix, payez le montant exact pour éviter de vous voir refiler des billets mongols, russes, estoniens, usagé, faux, ... en retour. N'acceptez jamais non plus de faire le change en rue. L'argent y est toujours sale et ce sera toujours vous, l'occidental friqué, qui sera arnaqué!
Le coût de la vie
Les salaires frolent l'indécence pour nous occidentaux, mais il faut bien se dire que le niveau de la vie (surtout à la campagne, mais c'est comme chez nous ça) n'est pas fort cher! Pour un repas correct, il faut compter 20 RMB, 60RMB pourun Mc Do et 100 RMB pour un Pizza Hut! Pour les chinois, inviter leur beaux-parents aux restos sera moins bien vu que de les inviter dans un Pizza Hut ou un Mc Do! Resto occidentaux => resto de riches, tout simplement!
Les vêtements chinois ne sont pas chers! Pour 500 RMB, vous trouver un costume neuf, 100 RMB, une paire de chaussure, 150 RMB un jean! Mais si vous cherchez des marques, sortez les billets! Les vêtements de marques sont aux mêmes prix qu'en Belgique: 500€ le Levis, 1000 RMB le pull Nike ou Adidas, 500 RMB la paire de Puma, ... Pour les Rolex (les vraies celles-ci) c'est la même chose!
Les médicaments: 20 Imodium coûtent 6€ en Belgique, 7 Imodium (en générique, bien sûr, chercher dans un compendium le lopéramide!) coûtent 0.6 €. Les médicaments sont (pour l'imodium) trois fois moins cher en Chine qu'en Belgique. Et ça se vérifie pour le matériel médical: un stétho: 75€ en Belgique, 200 RMB sans marchander. Un tensiomètre: 450 RMB en Chine...
Le logement! Comptez 6€ pour une auberge de jeunesse de basse qualité (dortoirs et douches communes) alors qu'en Irlande, il faudra débourser plus de 30€ par nuit! Pas de référence pour le logement en ville pour les particuliers.
J'ai dit plus haut qu'il n'y avait pas moyen de faire fortune en Chine, c'est faux. Certains y arrivent bien. Ceux du gouvernement, qui vendent des terrains pour des fortunes acquis à des sociétés de batiments qui construisent des hotels et s'empressent de les revendre aux plus offrants! Eux, ils se font des couilles en or! Il y a aussi les médecins. Pas les chinois qui sont à peine payer le double ou le triple du salaire moyen! Les médecins occidentaux qui, pour qu'ils restent dans l'hopital et qu'ils ne retournent pas chez eux, sont payés mieux que dans leur pays. Le problème vient du fait que les chinois ont acquis la technologie (en copiant) mais ils ne savent pas l'utiliser faute d'apprentissage! Le mari d'une cancéro chinoise disait qu'ils manquaient d'anesthésistes et de chirurgiens compétents dans les nouvelles technologies (d'il y a 5-6 ans en Belgique) dans les blocs d'opération! Anesthésite en Chine, métier d'avenir!!!
08:15 Publié dans 奥利弗说起中国 (en français) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.10.2006
Pékin J2: le palais d'été
Après ce succin repas (des tendons de boeufs) direction le nord ouest de Pékin pour la visite des palais d'été. En Chine, tout est simple: chaque temple, chaque palais a été construit pour une simple et unique raison: faire plaisir à quelqu'un. Le palais d'été n'échappe pas à la tradition. Il a été construit par un empereur de la dynastie de Ming pour le 60° anniversiare de sa maman. Sympa le cadeau. Ca change de la robe de nuit ou du collier de pâtes...
Vous êtes un blanc, donc vous avez de l'argent, ne l'oubliez pas. Mais ce n'est pas pour ça que vous devez payer tout et n'importe quoi pour une somme astronomique. Petit exemple sur le seuil d'entrée du palais. Des vendeurs de cartes postales: 50 RMB pour dix cartes postales du palais bien prise et retouchées par ordinateur. Je me serais laisser prendre. Mais ces vendeurs achetent leurs dix cartes pour 3 RMB! Si ça ce n'est pas de la marche bénéficière! On peut largement marchander (bargain en anglais) les dix cartes pour 10 RMB 1€. Idem pour les sacs Prada, Gucci et Rolex. Les chinois les proposent (les sacs) à 300 RMB, facilement baissable à 150 - 100 RMB. Ensuite, il faut faire mine de partir. Tout de suite, ils reviennent à l'attaque jusqu'à ce qu'ils aient gain de cause. C'est à ce moment précis que vous leur proposer 10 RMB pour un sac Prada (contrefait, j'avais oublié de le dire) et qu'il accepte! Pour les Rolex, ils faut proposer au moins 50 RMB ou alors le vendeur vous rie au nez!
Parlons du petit palais d'été (Summer_Palace.kmz) (le grand ce trouve à Chengde). Le petit palais d'été, cadeau de l'empereur à sa mère, possède une superficie de 27 ha (si je me rappelle bien). A l'intérieur, on y retrouve un lac artificiel de 4 ha, des montagnes artificielles érigées avec la terre du lac, des temples, des appartements, et encore des temples. Tout dans ce palais d'été était propice au repos et à la sérénité! Remou des arbres brusqués dans leur repos par une brise légère, lotus (pas en fleur) proliférant sur les rives du lac, les cliquettis de l'eau qui bougeait sous l'influence des branches des saules pleureurs, ...
A noter: la Chine, c'est aussi l'art de rendre beau ce qui ne l'est pas (surtout dans la cité interdite...). Par exemple, c'est l'art de magnifier cette pierre à gauche. Et tout aussi en Chine a une histoire, comme nos vieilles pierres qui abritent des nutons dans les ardenens
profondes. Donc cette pierre a été découverte par l'empereur à plus de 300 km de Pékin, et il en est tombé fou amoureux. Pour l'offrir à la femme de son coeur (sa mère, pas sa femme) il décide de la faire transporter dans son nouveau palais. Problème, la pierre pèse plus de 3 tonnes! Il aura fallu plus de trois ans pour transporter la pierre depuis son point de départ jusqu'à la capitale. Pour la bouger, il attendait l'hiver, mouillait la route qui gelait et tirait enfin la pierre sur quelques mètres par jour. Une fois la pierre à la bonne place, l'empereur décida d'élever les appartements de sa mère autour (logique, elle ne passait pas les portes!
La Chine, c'est aussi ses animaux légendaires: le dragon, le lion et le phénix. Le dragon représente l'empereur conquérant, le phénix, l'impératrice. Le lion est à la fois symbole de puissance, quand il pose la patte sur une boule et symbole de protection quand c'est un lionceau qu'il protège de sa patte. Je pourrais aussi parler de l'éléphant!
Ci contre à gauche, une vue du lac et de la colline artificielle au sommet de laquelle ils ont érigé une pagode. Que des vues de cartes postales.
Mais la Chine, c'est aussi un anachronisme entre les anciennes dynasties qui o
nt fait toute sa culture et le nouveau visage moderne qu'elle veut se donner. Ca nous donne des photos (nombreuses) où pagode et tour de communication sorties de deux époques différentes se cotoient... Pas toujours esthétique, mais cela pose des questions...
Deux petites heures de visite, c'est assez pour faire de belles photos mais pas suffisant pour profiter du calme, ni même d'oser entrevoir un petit bout de la mentalité et du savoir-vivre des chinois de cette époque.
Autre arnaque, avec la complicité de Patrick notre guide! Je me suis bien fait avoir. Il nous emmène dans une annexe des temples où de jeunes artistes peignent pour payer leur études. Les toiles ont un prix affichés de 350 RMB mais ils veulent bien nous les faire pour 250 RMB! 10€ de réduction, on ne laisserait pas passer pour rien au monde en Belgique. Je saute donc sur l'occasion et débourse mes premiers yuans. Je n'aurais pas dû! Quelques jours plus tard à Chengde, on voyait le même style de peinture pour 150 RMB négociable à 50 RMB. Enfin, c'était pour une bonne cause (j'espère) et la peinture donne super bien dans mon kot!
On a donc quitté le petit palais d'été pour revenir en pleine heure de pointe dans Pékin! Deux heures de bouchon plus tard, on arrivait enfin à l'hotel direction un resto pour gouter le célèbre canard laqué pékinois.
08:25 Publié dans 奥利弗说起中国 (en français) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.10.2006
Tout se mange...
Un proverbe chinois dit: "En Chine, tout ce qui a quatre pattes se mange, sauf les tables et les chaises!". Tout est dit sur la nourriture chinoise!
Aller en Chine sans pouvoir 'gouter' la nourriture locale, c'est un peu comme un Cornetto sans glace: le cornet est bon, mais il manque quelque chose!
Premièrement, et ce ne sera pas un grand choc pour tout le monde, en Chine, exit les fourchettes, cuillères et autres couteaux: on mange avec des baguettes! Et c'est la moindre des chose! Les baguettes ne seront jamais laissées dans le bol de riz, signe de mauvais présages, tout comme nous ne laissons jamais deux couteaux croisés!
Deuxièmement, si vous voulez, comme moi, boire du saké à tous les repas, ce n'est pas en Chine qu'il faut aller, mais au Japon! Ici, on ne boit que de l'alcool de riz (déguelasse) chaud (encore plus) comme guise de pousse café!
Troisièmenent, on ne va pas faire tomber un mythe: on mange du chien en Chine, mais celui-ci est difficile à trouver en ville: seul les grands restaurants gastronomiques servent le chien, le serpent et autres singes à table. Si vous voulez manger du chien pour peu de RMB, il vous faudra aller dans la campagne où le chien est élevé pour sa viande, tué à même la rue et lavé dans le fleuve! (ici à Yangshuo)
Pour le chien de ville, on ne tue pas les chiens errants bien qu'on ne voie pas beaucoup de chien traîner dans les rues ni en laisse auprès des chinois (ça vous viendrait à l'idée de promener votre sandwich en laisse?). A l'extérieur de la ville, il y a de grande usine qui serve d'élevage de Cho-Chow pour la gastronomie locale...
Le repas que j'ai pris dans les restaurants est fort différents que les repas que j'ai pu consommer dans les restos pour chinois et pas dans les restos chinois pour étrangers. Dans les restos chinois pour étrangers, on trouve de grandes tables rondes où on peut mettre une dizaine de personnes. Au centre de cette table siège un grand plateau tournant. Pour manger, nous disposons d'une petite assiette, d'un bol pour y mettre la soupe ou le riz, d'un verre, d'une paire de baguettes et, dans les restos les plus chics, un couteau et une fourchette (totalement inutile vu que tout ce mange sans être coupé!) Des jeunes filles apportent les plats au fur et à mesure, la plus part du temps, sans le moindre sourire. Pour faire déridé (que le mot est mal choisi) une chinoise, rien de tel que de lui lacher deux trois mots dans sa langue, même si elle ne comprend pas du premier coup.
Ce qu'on mange: beef, chicken, pork, duk, vegetables, peanuts, ... du boeuf, du poulet, du porc, les principales viandes servient aux étrangers. Du canard à l'orange, du canard laqué (qui représente un seul repas à lui tout seul). bien cuit pour les étrangers mais encore rosé pour les chinois. A ce sujet, pour notre dernier repas, nous avons été dans un resto chinois bien coté par les chinois, mais c'était un resto pour chinois ... on y a donc mangé très mal! Le canard était rose et avec les risques de grippe aviaire, on n'en a pas mangé, le dessert pas terrible. Même moi qui ne suis pas trop difficile pour manger, je suis rester sur ma faim! Comme légumes: des courges, des bettes (jamais entendu parler de ça avant, ça se mange dans la région de Liège, mais dans les ardennes profondes, ça m'est inconnu), de la salade cuite, des cachuètes, des pommes de terre, des French Frites (maudit français, la frite est belge et non française, normal que les chinois ne connaissent pas notre plat pays!), des haricots, ... Bref, les légumes sont à peu près comme chez nous!
Toujours accompagné d'un plat de riz normal ou sauté. Attention, la soupe est servie en fin de repas pour bien se caler le ventre avant d'attaquer une partie de journée. Soupe comme dans les restos chinois de par chez nous! Pour la viande, il y a différentes sortent de sauce: au fruits, au poivre, aigre-doux, au curry, ... le tout toujours bien épicé!
Pour boire, le thé est à volonté! L'eau chaude aussi d'ailleurs, mais pensez à prendre vos Imodium! Ne pas boire de l'eau du robinet dans les restos et les hotels, ni de l'eau qu'on vous amène dans une bouteille qui n'a pas été décapsulée devant vous! Vous risquez de passer une partie de votre séjour bloquée sur vos WC! Le thé (je ne parle pas ici de la cérémonie du thé) est fait à partir de l'eau du robinet et n'est pas buvable à Shanghai: pas assez de thé pour cacher le gout de l'eau! Dans les autres villes aussi d'ailleurs le thé n'est jamais fort!
On y boit aussi de la Heineken (dans le train) du Coca (keke kele) -ici à l'effigie de Magic: the gathering-. Mais la boisson que j'apprécie le plus est la pijiu! La pijiu n'est pas forte comparée à chez nous: seulement 3% et elle se boit sans limite. D'ailleurs, quand on demande une bière (pijiu veut dire bière pour ceux qui ne comprennent pas vite), on nous apporte une bouteille de 750 ml! Ca peut paraître beaucoup, mais il faut en pisser des litres et des litres avant d'être complétement plein! Il faut compter entre 10 et 15 RMB (1 et 1.5€ la bouteille) dans les restaurants. Mais cela va jusqu'au double dans les hotels!
Et comme dessert, des fruits! Mais attention, pas n'imoprte quels fruits! Seulement le fruit de la saison. Pour vous dire, chaque jour on avait droit à des morceaux de pastèques. Une fois peut être on a eu du raisin, des bananes, des grenades, des kakis (?),... Toujours manger des fruits avec des pelures et ne jamais les passer à l'eau!
Il faut compter à peu près 100 RMB pour manger dans un restaurant ainsi.
Mais si vous voulez manger pour pas cher, il faut aller dans les restos pour chinois... et ne pas regarder les cuisines qui sont la plupart du temps dégueulasse! Je ne me suis pas trop attardé dans ce genre de resto parce qu'il ne ayait vraiment pas de mine! La rue est tout aussi sale que le resto en lui même!
J'ai par contre essayer et apprécier un Megastore, resto universitaire pour jeunes branchés! Le principe est simple, vous chargez une carte avec 50 RMB et vous entrez à l'intérieur du magasin! Non, c'est bien un magasin, car il y a plusieurs échoppes où vous pouvez acheter de quoi manger et tout sera débité de votre carte. Il y a plus ou moins 25 échoppes différentes dans ce Mégastore: 25 manières de cuisiner différentes pour toucher le plus de monde possible. Clientèle visée: les jeunes mais aussi les business men qui n'ont pas le temps ainsi que les vieux! Concept à importer en Belgique. Inutile de dire qu'on ne retrouve nulle part le style traditionnel chinois dans ce type de restaurant! On y mange à sa fin pour moins de 20 RMB! Avec 2€ en Belgique, on n'a même pas droit à un dagobert...
On y trouve canard laqué, normal, beef, chicken, crustacés, crabes, pieuvre, ... et des desserts!
Spécialité de Shanghai: ajoutez dans un gros pot: de la glace pilée, des ananas, de la pastèque et de la mangue. Ajoutez-y des pommes de terre, des petits pois verts et des haricots rouges. Surmontez le tout de crème vanille, et vous obtiendrez un SUCCULENT dessert pour 10 RMB! Succulent, pas vraiment, mais la même chose sans légumes, c'est déjà beaucoup mieux...
Mais la gastronomie chinoise, ça passe aussi par les insectes! Sauterelles, cafards, tortue (qui a dit que je ne savais pas que la tortue est un amphibien et pas un insecte?), ... Pas gouter, pasque pas envie d'être malade!
Par contre, j'ai gouté une "soupe" de maïs... Ca n'avait pas l'air ragoutant, ça ne l'était pas, mais ça a bien fait rire tous les chinois qui me regardait manger la même chose qu'eux dans le marché! C'était donc à la sortie d'un temple (petit potala) et il y avait un marché. J'avais un peu de temps à perdre et l'heure de midi s'avançait. Une cantinière poussait sa grosse marmite de "soupe" et en distribuait aux vendeurs derrière leurs échoppes. Je lui ai demandé (en chinois approximatif) si je pouvais gouter. Elle a d'abord eu l'air étonnée et puis s'est mise à rire! Elle m'a servi une grosse louche de cette bouillie dans un sac (véridique) et elle a mis ce sac dans un bol. Elle y a ajouté des oignons qui enlevaient (masquaient) le gout dégueulasse de la mixture... Une grosse portion bien bourrative pour à peine 5 RMB!
Spécialité de Pékin, le canard laqué! On ne pouvait presque pas y échapper. On élève un canrd, un peu comme le foie gras, on l'engraisse. Une fois à maturité, on le tue et on insuffle de l'air entre sa peau et la chair pour le dépeauter. Ensuite, on le fait cuire dans sa propre graisse sur une broche, un peu à la manière d'un cochon de lait. On lui laque sa propre graisse mélangée à du miel et des épices locales. Après 3 heures de cuisson et 8 couches de laque, le canard est enfin prêt à être découpé et immédiatement dégusté. Un must à ne pas rater à Pékin, seul endroit où on trouve le seul et vrai canard laqué!
08:45 Publié dans 奥利弗说起中国 (en français) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


